Rothschild & Cie Gestion veut s’internationaliser et diversifier ses produits
Après avoir réalisé une collecte nette de 1,6 milliard en 2014, la société cherche des relais de croissance en distribution externe et dans le smart beta.
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Laure BERGALA
Dans un environnement complexe pour les gérants, Rothschild & Cie Gestion veut continuer à se diversifier en 2015 pour trouver des relais de croissance. Fin 2014, la société affichait, avec sa filiale de multigestion Rothschild HDF Investment Solutions, 24,2 milliards d’euros d’actifs sous gestion, contre 21,8 milliards un an plus tôt, à périmètre constant (hors cessions à Banque Privée 1818). Les encours ont progressé grâce à 800 millions d’euros d’effet marché et à 1,6 milliard de collecte nette.
500 millions d’euros ont été collectés sur la clientèle privée, et 1,1 milliard sur la clientèle institutionnelle, dont 860 millions d’origine française. La collecte de 1,1 milliard d’euros en gestion institutionnelle provient pour 600 millions d’euros de la gestion active «de conviction», et pour 500 millions de Rothschild HDF Investment Solutions. Sur les 860 millions collectés en France, deux tiers le sont en gestion institutionnelle et un tiers provient de la distribution externe.
«Notre objectif est de collecter davantage qu’en 2014. 2015 va être une année de diversification et nous anticipons davantage de collecte à l’international qu’en France. La distribution est un segment important dans lequel nous cherchons à croître», indique Jean-Louis Laurens, président du comité de gérance. Plusieurs recrutements sont prévus cette année. Une succursale vient d’ouvrir à Francfort en Allemagne où le responsable pays est en cours de recrutement. Une troisième personne devrait être embauchée en Suisse et un collaborateur est attendu à Milan. Une nomination va être annoncée en Belgique, alors que le Benelux était jusque-là géré depuis Paris.
«La gestion institutionnelle française est un marché très mature, dans lequel nous avons des parts de marché importantes, de 5%, et sur lequel nous entendons continuer à croître. Nous allons également diversifier notre offre produits en développant le smart beta et les Ucits», annonce Arnaud Perrier, directeur commercial. Une activité «smart beta» est lancée à Londres où la Risk Based Investment Solutions (RBIS), créée en 2014, est en train d’être officialisée.
RBIS va concevoir une gamme de véhicules d’investissement dits de «smart beta» sans contrainte de classe d’actifs et de nature à réduire les risques dans la construction de portefeuille. Un premier ETF de type beta a été lancé en janvier en coopération avec Source.
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