Rome s’érige en bon élève
L’Italie respectera les limites budgétaires fixées par l’Union européenne dans le but d'être en position plus forte pour faire pression en faveur d’une modification de ces règles, selon le ministre de l’Economie italien Pier Carlo Padoan. «Souhaitons-nous rester dans ces limites afin de changer les règles européennes? Oui, c’est vrai dans un certain sens», a-t-il avancé. Le nouveau président du Conseil Matteo Renzi a jugé dépassée la limite de 3% de déficit budgétaire fixée par l’Union européenne et noté à plusieurs reprises que des économies plus fortes que celles de l’Italie sont autorisées à passer outre. Il a dévoilé hier ses objectifs économiques et budgétaires après la ratification par le gouvernement d’un plan pluriannuel qui sera ensuite soumis à la Commission européenne. Le Document économique et financier (DEF) révise ainsi à la baisse la prévision de croissance 2014, à 0,8% au lieu de 1,1% visé par son prédécesseur Enrico Letta, et abaisse la prévision de croissance en 2015 à 1,3% au lieu de 1,7%.
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