Retour en grâce des rachats d’actions aux Etats-Unis
Après s’être serré la ceinture en 2008 et 2009 en réduisant de manière drastique leurs coûts, les entreprises américaines, plus optimistes sur leurs perspectives de croissance, recommencent à racheter leurs propres actions. En février, selon Dealogic, le volume des rachats d’actions annoncés (mais pas encore exécutés) aux Etats-Unis a atteint 56,2 milliards de dollars. Un record depuis les 69,9 milliards enregistrés en septembre 2008. Pour 2010, le volume annoncé à fin février atteint déjà 66 milliards de dollars, contre 7,4 milliards à la même période en 2009 et 124,8 milliards pour l’année 2009.
En février, les autorisations de rachats d’actions par les conseils d’administration se sont multipliées. Le fabricant de cigarettes Philip Morris, le rénovateur d’habitation Lowe’s Companies et le fournisseur de télévision par satellite DirecTV, qui ont tous enregistré au dernier trimestre 2009 des résultats supérieurs au consensus, ont annoncé des plans, dans l’ordre, de 12 milliards, 5 milliards et 3,5 milliards de dollars. en février.
Le retour des rachats est bien sûr imputable aux entreprises riches en cash. Selon JPMorgan, les groupes du S&P 500 ont 3.200 milliards de dollars de trésorerie dans leur bilan. Les annonces sont assez concentrées par secteur: en février, elles émanent de 23 sociétés informatiques et électroniques, 12 compagnies d’assurance et 11 entreprises de la santé et des services professionnels. D’ailleurs, après avoir publié des résultats décevants, Qualcomm, la société la plus riche du secteur des semi-conducteurs, a annoncé mardi un plan de 3 milliards visant à soutenir son cours en Bourse.
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