Quel montant de pertes la BCE peut-elle absorber ?
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Sylvain Broyer - Natixis
Certains s’inquiètent du risque de faillite de la BCE, depuis qu’elle s’est auto-déclarée «acheteur en dernier ressort» des titres de dettes publiques et privées de la zone euro que le marché refuse. Ils peuvent se rassurer. Quelle que soit la qualité de l’actif sous-jacent et même avec un «junk bond» grec, l’Eurosystème ne réalisera aucune perte sur ses opérations de repo tant que les contreparties (les banques) ne sont pas elles-mêmes en cessation de paiement.
En fait, les seules pertes non maîtrisables pour une banque centrale sont liées à son portefeuille d’actifs en devises en cas de dépréciation. Or, ce portefeuille est très petit dans le cas de l’Eurosystème (12% du bilan net des engagements).
La vraie question n’est donc pas celle de la faillite mais celle des pertes maximales que l’Eurosystème peut absorber sur son portefeuille. Contrairement à une institution privée, le capital ne constitue pas une limite. Avec un levier de 25, l’Eurosystème ne ferait d’ailleurs pas rougir certains hedge funds.
Une banque centrale a toujours la possibilité d’augmenter la base monétaire (émettre de la monnaie) pour pallier le manque de fonds propres. Simplement, l’expansion de la base monétaire est limitée par son obligation de stabilité des prix.
En zone euro, la base monétaire est de 12% du PIB et pour ne courir aucun risque inflationniste, la banque centrale doit maintenir constante cette quantité de monnaie en circulation. Si l’on retient une croissance potentielle de 2% pour un objectif de stabilité des prix de 2% et un PIB à fin 2009 de 8.975 milliards d’euros, l’Eurosystème peut augmenter la base monétaire de 43 milliards par an. Par rapport à la taille de son actif total, il est ainsi capable d’absorber 2,1% de pertes en valeur de portefeuille par an par lui-même, au-delà de son capital et sans déroger à son mandat premier.
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