Pour les investisseurs aussi, arrêter de fumer est difficile !
Il n’y a pas que vous et moi pour qui se passer de tabac est une épreuve redoutable.
Le sevrage financier n’est pas moins difficile dès qu’on parle d’herbe à Nicot car la rentabilité des investissements dans le secteur a peu d’équivalent.
Faisant œuvre de pionnier parmi ses pairs, l’assureur Axa a annoncé y renoncer.
Thomas Buberl, le futur patron du groupe à partir de septembre, l’a justifié par le « coût économique énorme » du tabac, de 2.100 milliards d’euros par an, comparable à ceux de la guerre et du terrorisme combinés !
Notons quand même que le renoncement se fera par étape.
Une cession immédiate de son portefeuille de participations dans cette industrie, pour 200 millions d’euros, et l’abstention de toute participation à un emprunt d’un de ses acteurs.
En revanche, le groupe conservera jusqu’à maturité ses obligations actuellement en portefeuille pour une valeur de 1,6 milliard d’euros.
Car il est difficile de renoncer à tout investissement dans le tabac tant les rendements font rêver.
Le fonds de pension californien CalPers avait par exemple « arrêté de fumer » en 2000 mais a rechuté en 2014.
Or on a calculé qu’il avait perdu, pendant ces 14 ans de privation, 3 milliards de dollars de revenus.
De même, pour le fonds souverain norvégien, le manque à gagner est estimé à 1,9 milliard de dollars en six ans d’abstinence.
En fait, et malgré des condamnations et une réglementation de plus en plus lourdes à travers le monde, les fabricants de cigarettes ont démontré leur résistance exceptionnelle grâce à leur capacité à augmenter les prix tout en baissant les coûts.
Ainsi, entre 1996 et 2015, le britannique Imperial Tobacco a fait passer sa marge opérationnelle de 49% à 68% !
Plus d'articles du même thème
-
Les dirigeants de PME-ETI françaises broient du noir
L’enquête Grant Thornton souligne une chute de confiance sur fond de tensions géopolitiques internationales. -
Le rachat de SFR servira de test à la future doctrine antitrust à Bruxelles
Avec l'ouverture de négociations exclusives pour le rachat de SFR, le passage de quatre à trois opérateurs télécoms en France est en jeu. Une option qui pourrait être rendue possible par l'assouplissement programmé des règles européennes sur les concentrations. -
Netflix inquiète les investisseurs avec ses prévisions et le départ de son cofondateur
Le titre du numéro un mondial du streaming chutait dans les échanges avant l'ouverture de Wall Street vendredi matin, en dépit de l'annonce d'une augmentation de son chiffre d'affaires et de son résultat net au premier trimestre. -
La forêt française, un actif réel en voie de reconnaissance
La valorisation des forêts françaises atteindrait entre 150 et 200 milliards d’euros. Elle se développe de plus en plus dans les portefeuilles des institutionnels. -
Les constructions en bois bénéficient d'atouts de poids
Matière première privilégiée pour des immeubles plus durables, le bois fait des adeptes parmi les villes. Woodeum, pionnier français, en a fait sa marque de fabrique. -
L'investissement forestier reste un puissant outil de défiscalisation et de transmission
Actif tangible avec une forte dimension ESG, peu sensible à la volatilité des marchés financiers, l’investissement forestier séduit un nombre croissant de clients privés. Le rendement, modeste, est largement compensé par une fiscalité généreuse.
ETF à la Une
Morgan Stanley entre dans la danse des ETF bitcoin
- Comgest fait face à une forte décollecte au premier trimestre 2026
- Qui sont les plus grands gérants d'actifs du monde en 2026 ?
- Arkéa AM se rapproche de son objectif d’encours à 2030
- Amundi «toujours en phase d'apprentissage» dans la numérisation de fonds
- Morgan Stanley entre dans la danse des ETF bitcoin
Contenu de nos partenaires
-
Patrimoine : dans son assurance-vie, faut-il miser sur des investissements dans le non-coté ?
Avec quelques centaines d’euros, vous pouvez désormais investir dans des entreprises n'étant pas présentes en Bourse. Ce que vous devez savoir avant de franchir le pas -
L'Iran va céder son uranium enrichi, affirme Donald Trump
« Ils ont accepté de nous rendre la poussière nucléaire enfouie profondément sous terre en raison de l’attaque que nous avons menée avec nos bombardiers B-2 », a assuré le président américain, jeudi 16 avril. La République islamique n’a pas confirmé l’information -
Dossier patrimoinePatrimoine : les cinq astuces pour améliorer votre contrat d'assurance-vie
Vous n’êtes pas satisfait du produit d'investissement ? Il existe plusieurs solutions pour doper potentiellement son rendement, faciliter sa gestion ou encore optimiser sa transmission