Alors que le fonds obligataire américain connaissait depuis 2013 une tendance de décollecte de fonds, cette dernière s’est largement estompée durant les derniers mois.
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Benjamin Poyet
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Crédit Bloomberg.
Les investisseurs ont retiré moins de 200 millions de dollars en juillet du fonds principal de Pimco, le Pimco Total Return Fund, un des plus grands fonds obligataire du monde. En juin, environ 800 millions s'étaient évaporés. Ce fonds comptait, fin juillet, 86,8 milliards de dollars d’actifs sous gestion, loin des 292,9 milliards de dollars en avril 2013, bien que le rythme des décollectes semble s’apaiser.
« Les améliorations des derniers mois est un signe, modeste mais encourageant, que le sentiment envers le Total Return Fund a commencé à s’améliorer » signalait Todd Rosenbluth de S&P Global Market Intelligence. « Cependant, un mois de résultats ne peut pas marquer une tendance, et les investisseurs peuvent ne pas rester loyaux ». Le Total Return Fund a dégagé 1,08% de rendement net en juillet, dépassant la moyenne de référence du secteur à 0,63%. Sur un an cependant, le rendement du fonds est de 5,02%, alors que la moyenne est de 5,98%.
Pimco a connu depuis 3 ans un vaste mouvement de décollecte de la part des investisseurs, coïncidant avec le départ de Bill Gross. Le total du second trimestre 2016 se porte à lui seul à 20 milliards de dollars – dont 17 milliards retirés par un seul client selon Pimco.
Toutefois, le fonds secondaire Pimco Income Fund, dirigé directement par le directeur des investissements de Pimco Dan Ivascy et qui fait office de nouveau fer de lance pour le gérant américain, a enregistré une collecte de 1,2 milliard de dollars en juillet, portant le total des fonds collectés depuis 2015 à 23,9 milliards de dollars, sur les 62,7 milliards d’actifs sous gestion que comporte désormais le fonds.
Pimco, racheté en 2000 par Allianz, voit donc la phase de turbulence s’éloigner. Stopper l’hémoragie des flux sortant est « complètement réaliste », selon le directeur financier de l’assureur allemand Dieter Wemmer. Mais si les décollectes sont de moins en moins importantes, « les objectifs ne sont pas encore atteints » rappellait dans un communiqué Olivier Baete, PDG d’Allianz.
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