Pimco ne parvient pas à enrayer un mouvement de décollecte
Fragilisé par des problèmes de gouvernance, le gérant obligataire sous-performe nettement le marché
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Antoine Duroyon
Pimco enregistre son dixième mois consécutif de décollecte. Photo Bloomberg.
-
Pimco est à la peine. Le géant américain de la gestion obligataire a été le seul, parmi les dix premiers mutual funds américains, à enregistrer une décollecte nette en février. Selon un rapport de Morningstar, elle s’est élevée à 2,49 milliards de dollars le mois dernier, portant le total à 56,1 milliards de dollars sur les douze derniers mois.
A lui seul, le Total Return Fund (236 milliards de dollars d’actifs), le fonds vedette géré directement par Bill Gross, a essuyé une décollecte nette de 1,6 milliard de dollars. Avec un rendement négatif de 0,4% sur les douze derniers mois (jusqu’au 11 mars), il est distancé par 81% de ses rivaux et sous-performe le Barclays US Aggregate Index, relève Bloomberg.
A la suite du départ, officiellement en congé sabbatique, de Chris Dialynas, Bill Gross a repris en décembre la gestion du Pimco Unconstrained Fund, doté de milliards de dollars d’actifs. Celui-ci a subi 706 millions de dollars de retraits, les investisseurs lui préférant les déclinaisons de Goldman Sachs (Strategic Income Fund), BlackRock (Strategic Income Opportunities Fund) et JPMorgan (Strategic Income Opportunities Fund). Quant à son fonds high yield de 15 milliards de dollars, il a été la cible de 510 millions de retraits, en dépit d’un mouvement de collecte des fonds obligataires misant sur la catégorie spéculative.
Plus largement, Pimco affiche une décollecte nette, alors que les investisseurs retournent vers les fonds obligataires, ayant déposé environ 3,5 milliards de dollars le mois dernier (jusqu’au 26 février), selon les données rassemblées par Investment Company Institute. Pour le gérant basé en Californie, il s’agit du dixième mois consécutif de décollecte, même si les retraits sont les plus faibles depuis le mois de mai dernier.
Outre le départ de Chris Dialynas, Pimco s’est retrouvé fragilisé par celui du directeur général, Mohamed El-Erian. La presse américaine a rendu compte de relations extrêmement tendues avec Bill Gross. Avant même l’annonce du départ de Mohamel El-Erian, Pimco avait procédé à une série de nominations au sein des fonctions d’investissement, dont celle de la Française Virginie Maisonneuve en tant que responsable mondiale de la gestion actions.
AstraZeneca et Bristol Myers Squibb explorent le scénario d’un mariage. L’union du laboratoire britannique et de son homologue américain donnerait naissance à un titan de la santé de plus de 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires et de 400 milliards de capitalisation. Or, les investisseurs sont circonspects.
L’acquisition d’Atkore pour une valeur d’entreprise de 3,8 milliards de dollars renforcera la présence du fabricant italien de câbles dans les équipements électriques.
Après Apple, Microsoft, Nvidia et Alphabet, le groupe de commerce en ligne fondé par Jeff Bezos devient la 5e entreprise américaine de l'histoire à dépasser ce cap symbolique.
Le baril de brut a reculé lundi à son plus bas depuis mi-juillet après que le président américain a annulé une attaque importante sur l’Iran et annoncé de nouvelles négociations, démenties par Téhéran. Mais les pourparlers avec Oman avancent. Les marchés de taux et d’actions en ont profité.
Dans son projet de big-bang institutionnel pour 2027, Gabriel Attal ressuscite une vieille promesse d'Emmanuel Macron, celle d'instaurer un « spoil system à la française ». Il serait temps