Pékin va relever les quotas d’investissement pour les fonds étrangers
La Chine va relever les quotas d’investissement en yuans pour les sociétés étrangères de gestion d’actifs dans le cadre de son programme pour les institutionnels non résidents, le RQFII (Renminbi Qualified Foreign Institutional). Ce programme représente aujourd’hui moins de 1% des placements sur le marché d’actions chinois. Pour profiter de l’intérêt grandissant pour les investissements en yuans, l’autorité chinoise de régulation des marchés financiers, la CSRC (Chinese Securities Regulatory Commission) a indiqué qu’elle allait conférer aux fonds étrangers une capacité d’investissement plus importante, notamment pour les actions libellées en yuans et les obligations, indiquait le Financial Times dans son édition datée de vendredi.
Jusque-là, les investisseurs institutionnels étrangers pouvaient uniquement investir jusqu’à 20% de leurs actifs dans les actions de compagnies chinoises et étaient uniquement autorisés à commercialiser des fonds indiciels cotés, les ETF (Exchange-traded funds) et des produits de taux (fixed income).
Fin 2012, Pékin avait déjà donné plusieurs signes d’ouverture du système financier, destinés notamment à faciliter l’accélération de l’octroi des licences d’investissement pour contrer la baisse des flux de capitaux directs étrangers dans le pays. «Bien qu’elle soit la deuxième économie mondiale et le plus grand exportateur, la Chine commence à peine le processus d’internationalisation de sa monnaie pour le commerce international ainsi que pour son utilisation sur les marchés de capitaux et les marchés des changes», notait en juin dernier Paul Chan, directeur des Investissements chez Invesco Asia Pacific, dans la publication d’Invesco The Dragon Code.
Mais «les premiers pas effectués par le gouvernement chinois indiquent que le rôle du renminbi est appelé à grandir dans les prochaines années, ce qui crée d’excellentes occasion d’investir sur le marché chinois.» Le poids des actions domestiques dans l’indice d’actions chinois FTSE China se limite aujourd’hui à quelque 6% du total, un chiffre qui pourrait être multiplié par 10 en cas de levée des restrictions imposées aux investisseurs étrangers.
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