Paris tire son épingle du jeu dans le paysage immobilier européen
Paris confirme son attractivité dans le marché de l’immobilier de bureaux européen. Sur le premier semestre, les transactions réalisées dans le centre de Paris ont ainsi progressé de 23% sur un an pour atteindre 948.579 m², selon les données fournies par BNP Paribas Real Estate. Il s’agit de son plus haut niveau depuis 2011 lorsque le volume total avait dépassé les 2 millions de m². «Les actifs parisiens restent très recherchés, mais l’atteinte du seuil psychologique des 4% pour le ‘prime’ bureaux limite pour un nombre croissant d’investisseurs l’accès à ce marché, malgré la prime de risque actuellement importante», précise Nicolas Verdillon, directeur des marchés de capitaux chez CBRE.
Le marché du centre de Londres confirme également son attractivité, avec une hausse de la demande placée de 8% sur un an au premier semestre de l’année, 623.767 m², soit +33% depuis le premier semestre 2012. Une tendance qui se retrouve dans la hausse des loyers de 6% par rapport au premier trimestre 2014, et de 15% sur les deux dernières années. Ils se sont en outre redressés de 53% par rapport à leurs plus bas enregistrés au début de l’année 2009.
De leurs côtés, Madrid et Francfort ont enregistré une érosion de leurs volumes de transactions de respectivement 14% et 13% au premier semestre. La contraction du marché des bureaux à Francfort atteint même 37% depuis 2011. La capitale espagnole a quant à elle vu ses transactions chuter à 272.000 m² sur les quatre derniers trimestres. Un niveau proche de son plus bas historique de 253.000 m² en 2012, et 3,5 fois inférieur à son record de 960.000 m² en 2007 au sommet de la bulle immobilière dans le pays. Les loyers sont certes stabilisés, mais restent inférieurs de 31% à leurs niveaux de 2009.
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