Paris Ré propose la distribution intégrale de son résultat net opérationnel
Le réassureur coté à Paris est majoritairement détenu par des fonds d’investissement, dont Hellman & Friedman
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Benoît Menou
Introduit en juillet dernier après l’intégration des activités d’Axa Ré, le réassureur Paris Ré continue de choyer ses actionnaires. Vendredi, à l’occasion de la publication de ses résultats annuels 2007, le groupe basé à Zoug, en Suisse, a fait savoir que son Conseil d’administration proposera à l’assemblée générale du 29 avril prochain la distribution d’un dividende représentant l’intégralité du résultat net opérationnel de l’exercice écoulé. Soit 271,1 millions de dollars, à verser sous la forme de remboursement de valeur nominale.
La société de private equity Hellman & Friedman, principal actionnaire, détient 16,09 % du capital. Avec elle, Stone Point Capital, Vestar Capital Management, Crestview Capital Partners, Och-Ziff Capital Management, FI Equity Partners et la Caisse de Dépôt et Placement du Québec totalisent 63 % du groupe, dont le flottant à Paris se limite à 13,56 %.
Paris Ré a en outre fait part du lancement le 20 mars d’un nouveau programme de rachat de titres, portant sur 2,65 millions de titres. Soit tout de même un peu plus de 3 % du capital. Pour le directeur général Hans-Peter Gerhardt, ces opérations visent à « gérer efficacement (le) capital et introduire du levier financier dans (le) bilan ».
Avec des primes brutes s’élevant à 1,41 milliard de dollars en 2007, contre 1,55 milliard un an auparavant, le ratio combiné (rapportant le coût des sinistres et des frais de gestion aux primes perçues), s’est établi l’an dernier à 90,9 %, contre 81,7 % en 2006. Paris Ré avance la cohérence de cette « discipline dans la gestion du portefeuille », passant par une réduction volontaire de l’exposition aux risques catastrophes. Le repli des primes est aussi issu de la baisse des prix sur le marché.
Le résultat net opérationnel a concédé un repli sensible, passant de 346,6 millions de dollars en 2006 à 271,1 millions l’an dernier. Le directeur général s’est toutefois félicité du respect de l’objectif d’une rentabilité opérationnelle sur capitaux propres moyens hors immobilisations incorporelles de 13,3 % en 2007.
Le groupe a tenu à préciser ne pas avoir d’exposition aux produits structurés CLO* ou CDO*, et une exposition limitée à 137,1 millions de dollars, après prise en compte d’une moins-value latente de 5,1 millions, aux produits ABS* à fin 2007, soit 2,4 % de ses placements financiers. La valeur des ABS adossés à des créances hypothécaires subprime s’élevait alors à 13,3 millions de dollars.
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