Orientée pour l’heure sur les participations cotées, Wendel ploie mais ne rompt pas
L’actif net réévalué par titre a cédé 16 % sur cinq mois, à 113 euros. Les rumeurs de désengagement de KKR dans Legrand sont jugées « sans fondement »
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Benoît Menou
« Un contexte conjoncturel et ponctuel ». Tel est le jugement de Jean-Bernard Lafonta, président du directoire de Wendel, sur l’environnement qui chahute actuellement l’univers du private equity. Un sentiment qui a inspiré l’an passé une évolution sensible du profil de la société d’investissement, au profit de la part dévolue aux participations cotées.
Le dirigeant a rappelé hier, à l’occasion de la présentation des résultats annuels 2007, avoir considéré l’an dernier que les conditions de rachat de sociétés étaient marquées par des valorisations excessives avec des leviers financiers élevés. Après notamment la mise sur le marché de Bureau Veritas et la montée en puissance au capital de Saint-Gobain, les participations cotées de Wendel sont aujourd’hui valorisées à quelque 5,8 milliards d’euros, contre 1,3 milliard pour le non-coté.
Dans ce cadre, l’entrée au capital de Saint-Gobain attire l’attention. Wendel a indiqué mercredi en détenir 20,6 % (L’Agefi du 27 mars). Jean-Bernard Lafonta a précisé ne pas avoir vocation à assurer la gestion opérationnelle du groupe mais à se concentrer sur « un nombre restreint de sujets ». Et des idées, Wendel n’en manque pas, sans nier la convergence sur les axes stratégiques, notamment le recentrage sur l’habitat ou l’accent mis sur les marchés émergents.
Las, l’actif net réévalué (ANR) par titre de Wendel a cédé à fin mars 16 % sur cinq mois, à 113 euros. Il y a un an, cet indicateur s’établissait à 117 euros.
Jean-Bernard Lafonta a par ailleurs assuré que Wendel et KKR partagent un point de vue identique quant aux perspectives de croissance de Legrand, mettant à mal les rumeurs de velléités de désengagement de l’actionnaire américain. Il a en revanche confirmé avoir reçu, concernant Editis, des « marques d’intérêt sérieuses », de groupes tant français qu’étrangers, que Wendel « se doit d’étudier ».
Ces éléments ne sauraient masquer le dynamisme des filiales de Wendel, qui ont enregistré en 2007 une croissance organique moyenne des ventes de 7 %. Le résultat net des activités a ainsi progressé de 13 %, à 408,1 millions d’euros. Enfin, le résultat net du groupe a bondi de 365 à 879 millions, du fait d’un résultat non récurrent de 486 millions porté par l’IPO de Bureau Veritas ou la cession des intérêts immobiliers d’Oranje Nassau, cela en dépit de frais élevés liés au dossier Saint-Gobain, de 345 millions d’euros.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides