Optimiste pour 2008, TUI entre dans une nouvelle ère
TUI ne connaît pas la crise. En dépit du ralentissement de la croissance mondiale, le groupe allemand anticipe une hausse d’environ 4 milliards d’euros de son chiffre d’affaires, soit 19 %, à 26 milliards, soutenue par ses deux divisions. L’activité du pôle tourisme devrait atteindre 19 milliards, soit une hausse de 22 %, tirée par la consolidation en année pleine de First Choice. Les réservations pour l’hiver et pour l’été sont respectivement en hausse de 7 % et 9 % pour l’Europe du Nord, de 4 % et 6 % pour l’Europe centrale, et toutes deux de 4 % pour l’Europe de l’Ouest.
Le pôle transport devrait pour sa part enregistrer une hausse de 7 % de ses ventes à 7 milliards d’euros, tiré par la forte activité avec la Chine et la hausse attendue des prix du fret. Certes « l’effet de la crise des subprimes sur l'évolution du commerce mondial ne peut pas être pleinement mesuré et crée donc un élément de risque », tempère le groupe, sans compter l’évolution de l’euro/dollar. De plus, un potentiel de 220 millions d’euros de synergies permettra « une considérable amélioration » des résultats, assure TUI, qui estime que les résultats 2008 devraient permettre de verser un dividende au titre de l’exercice en cours.
L’an dernier, TUI a dégagé un bénéfice après minoritaires de 175,1 millions d’euros, au-dessus des attentes du marché, contre une perte de 890,3 millions en 2006. Le bénéfice d’exploitation des activités poursuivies (Ebita) a progressé de 47,2 % à 616,1 millions.
Lundi, Tui a décidé « de préparer la séparation » de la division transport maritime Hapag-Lloyd étudiant toutes les options : scission, fusion ou cession. Pour l’heure, le groupe n’a reçu aucune offre de rachat, mais se dit « ouvert » aux discussions pour une fusion avec Neptune Orient Lines (NOL), la division conteneur de Temasek. Alors que le président du directoire Michael Frenzel s'était jusqu'à présent refusé à cette éventualité, il a finalement cédé à une fronde d’actionnaires, notamment le financier américain Guy Wyser-Pratte et le norvégien John Fredriksen, qui détiennent respectivement 5 % et 1 % du capital de TUI.
Par ailleurs, TUI compte investir dans le tourisme hors d’Europe, notamment en Russie, en Chine et en Inde. D’ailleurs, Alexeï Mordachov (Severstal Group), qui détient déjà 5 % du capital de Tui, aurait l’intention de monter au moins à 10 %, selon la presse allemande.
Plus d'articles du même thème
-
MSCI donne un sursis à l’Indonésie
Le fournisseur d’indices a reporté sa décision de déclassement en marché frontière de la première économie d’Asie du Sud-Est à novembre, dans l’attente d’évaluer les mesures prises par Jakarta. MSCI a par ailleurs décidé d’accorder le statut de marché frontière à la Bulgarie et laisse la Corée du Sud chez les émergents. -
«Sur le rapport Draghi, le plus dur reste à faire», alerte l'Institut Montaigne
Selon le think tank libéral, si 30 % des recommandations du rapport Mario Draghi ont été appliquées, moins de 5 % des réformes les plus substantielles l'ont été. -
Le baromètre Micron rassure les marchés sur la demande liée à l’IA
Le fabricant américain de puces mémoire Micron a publié mercredi soir des résultats trimestriels et des prévisions records. Il est un des grands gagnants des pénuries de puces mémoire HBM, ayant engrangé à ce titre plusieurs contrats pluriannuels. -
Bourse Direct est de nouveau sanctionnée par l’AMF
Le gendarme de la Bourse lui a infligé une amende de 800.000 euros. Sa dirigeante, Catherine Nini, écope d’une sanction de 50.000 euros. La commission des sanctions de l’AMF leur reproche des défaillances dans le dispositif de déclaration des transactions à l’AMF et dans le dispositif de surveillance et de détection des abus de marché. -
Le dollar retrouve momentanément son trône au sein des devises
Le billet vert est tiré depuis huit jours par la perspective d’une politique de la Fed plus restrictive, malgré l’accord de paix avec l’Iran, et plus globalement par une meilleure performance de l’économie américaine grâce à l’IA. -
Volkswagen cède le contrôle de ses moteurs industriels à Bain Capital
En transférant au groupe de private equity 51% du capital de sa filiale Everllence pour 7,4 milliards d’euros, le constructeur automobile augmentera sa flexibilité financière.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Le programme Tibi 3 vise 15 milliards d'euros d'investissements dans la tech
- Mubadala Capital veut s’offrir Pierre & Vacances sous conditions très strictes
- Generali Investments renforce ses forces commerciales en France
- BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
Contenu de nos partenaires
-
Italie, Allemagne et Portugal : comment se débrouillent nos voisins face à la dette ?
Alors que la dette de la France atteint des sommets, la Cour des comptes a consacré un chapitre de son dernier rapport à la manière dont l'Italie, le Portugal et l'Allemagne ont récemment consolidé leurs finances publiques -
InsoucianceComment le piège de la dette se referme sur la France
Le risque de l'étouffement par surendettement menace désormais le pays. En quelques années, le discours des économistes s'est radicalement retourné sous l'effet de la remontée en flèche des taux d'intérêt. Trop tard ? -
Nouvelle réalitéLes pays du Golfe tentent l'apaisement avec Téhéran
L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis ou encore le Qatar multiplient les initiatives pour restaurer les liens avec leur rival iranien