Le courtier n’aurait pas respecté ses obligations de déclaration des transactions. Ses représentants ont revendiqué la bonne foi
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Solenn Poullennec
Le représentant du Collège de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a requis 250.000 euros d’amende contre Oddo le 29 juin pour n’avoir pas respecté ses obligations de déclaration de transactions pendant deux ans. En commettant ce que le rapporteur de la Commission des sanctions a qualifié «d’erreur grossière», le courtier aurait empêché l’AMF de mener à bien sa mission de détection des abus de marché.
L’avocat d’Oddo a appelé la Commission des sanctions à la clémence car l’erreur aurait été commise de bonne foi et n’aurait pas eu de conséquence. Surtout, il a regretté que le Collège ait refusé une procédure de transaction (celui-ci n’a pas à se justifier). A ses yeux, les obligations déclaratives ont été ou sont mal respectées par la Place: «on a la désagréable impression d’être voués à une forme de sacrifice pour racheter les fautes de sa communauté».
Il faut remonter à l’adoption de la directive MIF en 2007 pour comprendre le dossier. Celle-ci contraint les prestataires de service d’investissement à déclarer leurs transactions auprès du régulateur. En France, ils sont dispensés de le faire si les places où ils exécutent leurs transactions transmettent directement les informations à l’AMF. Nyse Euronext le fait, contrairement à certaines plates-formes alternatives. Le rapporteur de la Commission des sanctions et le représentant du Collège reprochent donc à Oddo de n’avoir pas transmis à l’AMF les détails de quelque 787.800 transactions exécutées sur Bats, Chi-X et Turquoise sur 27 titres entre février 2009 et 2011.
Pour le rapporteur de la commission, Oddo a fait une erreur d’interprétation «difficilement crédible». Le courtier aurait estimé que les transactions sur les titres cotés sur Nyse Euronext étaient toutes exemptées alors qu’il ne s’agissait que des transactions exécutées sur le marché réglementé. Selon Oddo, il n’y a pas eu d’erreur d’interprétation mais un «accident» de mise en œuvre informatique. «C’est vraiment facile de se tromper de case», a argué le gérant, Charles-Henri de Trédern. «Le crime n’a pas de mobile», a ajouté l’avocat puisque la société n’a retiré aucun profit de cette affaire.
Le rapporteur a souligné qu’Oddo avait rapidement réparé ses torts et que l’essentiel des faits avaient eu lieu avant que la loi ne relève le niveau des sanctions. Oddo avait déjà été épinglé par l’AMF en 2009 dans l’affaire des fonds monétaires.
La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse immédiate.
La baisse des actions des hyperscalers s’est doublée récemment d’une forte remontée du risque sur le crédit de ces émetteurs liés à l’IA. Ces inquiétudes se manifestent notamment via un écartement des spreads et une envolée des rendements des protections «credit default swaps» (CDS).
Le directeur général Carlo Messina a écarté toute possibilité de relever le prix de l’offre sur sa compatriote toscane, alors que des scénarios alternatifs de fusion entre BPM et Monte dei Paschi ou de dividende exceptionnel nourrissent les rumeurs.
Après avoir interrogé 14 entreprises, le club de réflexion donne de nombreuses recommandations dont celles de nommer des référents IA ou de préserver les profils junior.
Kering a bénéficié d’un retour en grâce boursier après la publication de ses résultats trimestriels, alors que l’action Hermès a accusé l’une des plus importantes chutes de son histoire.
Les prétendants à l'Elysée sont prisonniers de deux mouvements contradictoires. D'un côté, la campagne réclame qu'ils déroulent leur programme. De l'autre, l'actualité leur dicte de réagir pour rester branchés à la vie du pays. Ces derniers jours illustrent à quel point la position est difficile à tenir. Et c'est loin d'être fini
Incorrigible Gabriel Zucman. La moindre occasion est bonne pour anti-riches et anti-profits de donner libre cours à leurs obsessions de taxation tous azimuts, notamment de TotalEnergies
L'ex-Premier ministre fait un pas de plus vers une candidature à l'élection présidentielle de 2027 dans une interview à Marianne. Tout en assortissant sa participation de certaines conditions