Nyse Liffe pourrait lancer un nouveau contrat à terme sur le tourteau de colza
Sur un an, les volumes d’échange de la plupart des contrats sont en forte hausse. Celui sur le lait lancé à l’automne 2010 n’a pas encore décollé
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Solenn Poullennec
Le marché des contrats à terme et d’options cotés à Paris continue de se développer. Fort d’une année décrite comme «fantastique», marquée par la hausse des volumes, Nyse Liffe, la plate-forme de Nyse Euronext compte adapter ses contrats voire en lancer un nouveau.
Près de 5 millions de futures sur le blé meunier ont été échangés du début de l’année jusqu'à fin octobre, soit une hausse de 40% par rapport à la même période en 2010. Il y a eu 1,6 million d’échanges sur les contrats de colza depuis janvier (+ 67%). Les échanges de contrats sur l’orge de brasserie, lancés en mai 2010, sont à 22.000.
Le contrat sur la poudre de lait écrémé, lancé à l’automne 2010, n’a pas connu en revanche ce démarrage en trombe : les volumes sont quasiment nuls. Pour la Bourse cette apathie n’est pas surprenante. «Dans l’absolu, il n’y a pas besoin d’avoir un marché à terme sur ces produits laitiers», explique Nicholas Kennedy, chef de produits matières premières chez Nyse Liffe. Car le contrat a été créé en vue de la libéralisation du marché européen en 2015.
«C’est bien que le contrat lait existe, cela donne le temps à tous les opérateurs de se former. Pour le contrat blé, il nous a fallu près de dix ans pour atteindre nos objectifs», estime Patrick Gentile, consultant chez Agritel, société spécialisée sur les matières premières. En tout cas, les contrats sur le lactosérum et le beurre que la Bourse envisageait de développer cette année attendront. Ce qui ne l’empêche pas de travailler depuis cet été, à la demande de la filière, sur un nouveau contrat sur le tourteau de colza, utilisé pour l’alimentation animale.
Quant aux contrats déjà existants à Paris, leur durée de cotation va être étendue pour permettre aux utilisateurs de se couvrir jusqu'à trois ans, au lieu de deux, sans avoir à se reporter sur le marché du gré à gré. La Bourse en a profité pour supprimer l’échéance d’août, souvent marquée par un manque de liquidités.
Dans le sillage de la révision de la directive MIF, Nyse Liffe compte publier, comme à Londres, un rapport hebdomadaire des positions ouvertes suivant quatre catégories d’opérateurs (hedgers, swap dealers, money managers et autres). «Dans un marché aussi volatil, cela permettra aux opérateurs de savoir s’il y a une part importante de spéculation et de mieux apprécier les mouvements», estime Patrick Gentile.
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