Nyse Euronext se joint à la vague des indices intelligents
Nyse Euronext surfe sur la vague du «smart bêta», ces stratégies qui cherchent à contourner les limites des indices traditionnels. La Bourse transatlantique lance aujourd’hui deux «indices à risques faibles» qu’elle développe en partenariat avec le prestataire de services financiers, Finvex Group: le CAC Low Risk et l’AEX Low Risk.
L’indice CAC Low Risk sera composé à partir des valeurs du SBF 120. Grâce à une analyse complexe des prévisions de risques, Nyse Euronext et Finvex assurent que sur 10 ans (du 18 janvier 2002 au 9 octobre 2012), l’indice à risques faibles surperforme le CAC 40 de 6,38% par an. Pour l’instant Nyse Euronext n’a lancé qu’une poignée d’indices optimisés (smart bêta), comme le CAC 40 Equal Weight ou l’AEX Equal Weight.
Ces indices cherchent à pallier les limites des indices traditionnels pondérés par la capitalisation boursière, par exemple en offrant le même poids à chaque valeur ou en se concentrant sur des titres à faible volatilité. L’idée est loin d’être nouvelle. Mais elle suscite un certain engouement en Europe, cependant nettement moins marqué qu’aux Etats-Unis. Hier encore, la société de gestion Ossiam a lancé un ETF «sur indice de stratégie minimum variance». L’idée est de sélectionner des titres du S&P Global 1.200 de manière à diminuer la volatilité du portefeuille.
«Il y a une forte demande de la part d’investisseurs institutionnels contrariés par certains risques lors de l’investissement en actions ces derniers temps car les marchés ont été très volatils», explique Joakim Darras, associé fondateur de Finvex, à propos du partenariat avec Nyse. «Un grand avantage de ce genre d’indices est que lorsqu’on cumule des rendements qui sont moins volatils, on obtient souvent des rendements meilleurs». Selon lui, les produits pourraient aussi intéresser la gestion pour compte de tiers.
Lors d’une conférence récente, Michel Piermay, président de la société d’actuariat, Fixage, relativisait l’engouement des investisseurs institutionnels pour ces indices. Même si ces derniers les expérimentent, le professionnel ne croit pas qu’ils les adopteront massivement et rapidement. «Il existe un aspect quantitatif plus difficile à comprendre qu’un indice pondéré par les capitalisations boursières», dit-il. D’où l’intérêt, à ses yeux, d’indices optimisés avec des méthodes très transparentes.
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