Nyse Euronext remporte une manche dans la bataille qui l’oppose au Nasdaq
Choisi par Twitter, le «Big Board» a coté presqu’autant de groupes technologiques que le Nasdaq depuis début 2011, sur des montants bien moindres
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Solenn Poullennec
Plébiscité par Twitter pour sa mise sur le marché très attendue, Nyse Euronext vient de remporter une nouvelle manche face au Nasdaq dans la bataille que les Bourses américaines se livrent pour la cotation des entreprises. Cette activité a constitué environ un cinquième de leurs revenus l’année dernière.
En confirmant, dans les documents remis au régulateur américain mardi, qu’il préférait Nyse Euronext au Nasdaq pour sa cotation, le réseau social rejoint donc des entreprises comme Pandora, LinkedIn ou encore Yelp qui ont dernièrement choisi la Bourse américaine historique.
Le Nasdaq se présente pourtant comme la Bourse des valeurs technologiques. Entre 2001 et 2010, l’entreprise emmenée par Robert Greifeld a mis en Bourse 261 entreprises technologiques et de l’internet, selon les chiffres de Dealogic, tandis que Nyse en cotait environ 80. L’écart s’est résorbé plus récemment. Depuis le début de 2011, Nyse a coté 50 groupes du secteur et permis de lever quelque 9,4 milliards de dollars tandis que Nasdaq a ouvert au public le capital de 55 sociétés pour quelque 25,6 milliards de dollars, notamment grâce à Groupon et Facebook.
L’IPO de Facebook en mai 2012 a terni la réputation du Nasdaq. Le groupe a rencontré des difficultés techniques qui ont empêché quelque 30.000 ordres d’être exécutés ou annulés. Il a dû s’acquitter de 10 millions de dollars de pénalités auprès de la Securities and Exchange Commission, soit la plus importante amende jamais versée par une Bourse au régulateur. L’été dernier, le fabriquant de logiciels Oracle, dont la capitalisation atteint 150 milliards de dollars, avait par ailleurs décidé de quitter le Nasdaq pour Nyse Euronext réalisant ainsi le plus grand transfert jamais réalisé entre les deux plates-formes.
Twitter, qui devrait lever près de 1 milliard de dollars auprès du public, a plus que doublé son chiffre d’affaires au troisième trimestre, à 168,6 millions de dollars (124,7 millions d’euros). Cependant, sa perte nette s’est creusée à 64,6 millions contre 21,6 millions un an plus tôt, selon le document qu’il publié mardi soir. La dégradation du résultat net s’explique par une explosion de 158% des dépenses de marketing sur un an, à 61,2 millions de dollars. Sur ces trois mois, le nombre d’utilisateurs actifs par mois a progressé de 39% à 231,7 millions en moyenne.
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