NYSE Euronext progresse sur le chemin de sa réorganisation stratégique
NYSE Euronext entend démontrer que l’échec de la fusion avec Deutsche Börse ne lui a «laissé aucune cicatrice». C’est ce qu’a indiqué son directeur général, Duncan Niederauer, lors de la journée investisseurs qui se tenait hier. L’opérateur boursier a ainsi annoncé qu’il allait lancer de nouveaux produits dérivés sur les marchés européen et britannique. Et notamment un marché de produit de différentiel («spread») de prix entre deux titres («contract for differences», ou CFD) d’ici le premier trimestre de l’année prochaine. Une activité en développement depuis neuf mois pour un coût de 11 millions de dollars, mais qui devrait s’avérer profitable dès 2014. NYSE Euronext ne compte néanmoins pas assurer la contrepartie sur ces activités.
Le marché des CFD, destinés aux investisseurs particuliers ainsi qu’aux traders qui exercent des activités «intra-day», pèse 8 milliards de dollars et est en croissance rapide en Europe continentale et au Royaume-Uni. «La taille de ce marché est gigantesque, et nous aurons l’avantage d’être les premiers en ce sens que nous ne parierons pas contre nos clients» explique Garry Jones, responsable des activités dérivés chez NYSE Euronext. Ces activités sont néanmoins interdites aux Etats-Unis, où la Securities and Exchange Commission a restreint les activités de spreads, et est sujette à controverse suite à la faillite de MF Global et de Worldspreads.
L’opérateur boursier vise 250 millions de dollars d’économies annuelles d’ici 2014 au travers de coupes dans les dépenses et de synergies, soit près de 15% de sa base de coûts anticipé pour 2015. Environ 90 millions proviendront de l’harmonisation de la technologie sur les différentes plates-formes, tandis qu’un montant similaire est attendu de la centralisation de ses activités de marché et du développement de son modèle de service partagé.
Les activités de compensation de la Bourse transatlantique avaient déjà subi une refonte avec un basculement de tous les contrats dérivés sur sa chambre londonienne, NYSE Liffe, à partir de 2014. L’internalisation à partir de mi-2013 des services bancaires, de garantie et de gestion des défauts, jusqu’ici externalisées auprès de LCH.Clearnet, est censée générer 30 millions de dollars d’économies. Mais NYSE Euronext n’a pas pour autant abandonné tout espoir de fusion. Duncan Niederauer a indiqué qu’il allait poursuivre des fusions «stratégiques».
Plus d'articles du même thème
-
L’Af2i a remis ses prix académiques pour des recherches publiées en 2025
La commission Recherche de l’Association française des investisseurs institutionnels a distingué trois chercheurs pour des travaux qui portent cette année sur des sujets de durabilité. -
Mubadala rassure les gestionnaires d’actifs américains
Mubadala, le fonds souverain d’Abou Dabi, a réaffirmé son engagement à investir aux États-Unis à l’occasion d’une conférence mondiale organisée par le Milken Institute. -
LD Pensions recherche un gérant actions européennes
Le danois LD Pensions a lancé un appel d’offres pour la gestion de ses investissements en actions européennes. -
La France creuse le sillon de la souveraineté dans les terres rares
Bâtir une société électrifiée nécessite un approvisionnement massif et sécurisé en terres rares et minéraux critiques. Le gouvernement a décidé de soutenir financièrement la production de ces matières premières, notamment en France, et d’assurer les débouchés de la filière auprès des secteurs qui les consomment. -
Les dettes subordonnées bancaires affichent une résistance plus structurelle aux crises
La conjonction des facteurs fondamentaux, liés à la solidité des banques, et des facteurs techniques, liés notamment à la bonne collecte globale du crédit, donne l’impression, à l’occasion de ce choc pétrolier, que les dettes subordonnées comme les AT1 ont globalement réduit leur biais «risqué» par rapport aux autres classes d’actifs. -
Emmanuel Moulin est proposé comme nouveau gouverneur de la Banque de France
L'Elysée a proposé le nom d'Emmanuel Moulin pour prendre la suite de François Villeroy de Galhau au poste de gouverneur de la Banque de France. L'Assemblée et le Sénat devront maintenant se prononcer sur ce projet de nomination.
ETF à la Une
La collecte a repris sur le marché européen des ETF en avril
- Ofi Invest AM choisit un ex-Axa IM comme directeur des gestions
- Amundi excède nettement les attentes au premier trimestre 2026
- La gestion alternative liquide se trouve de nouveaux vecteurs de croissance
- BNP Paribas collecte 15,7 milliards d'euros dans sa gestion d'actifs au premier trimestre 2026
- Les gestionnaires d'actifs trouvent dans la clientèle retail un relais de croissance majeur
Contenu de nos partenaires
-
Le poids des motsEn s'attaquant à l'« assistanat », Marine Le Pen lisse ses divergences avec Jordan Bardella
En élargissant sa critique de « l’assistanat », marqueur longtemps verrouillé de son discours, Marine Le Pen amorce une redéfinition de son image politique à l’approche de 2027. Un ajustement qui réduit aussi le contraste grandissant avec Jordan Bardella -
Tête baissée« Projet Liberté » de Donald Trump : les risques du passage en force du détroit d'Ormuz
Les escortes américaines de navires commerciaux dans le passage stratégique pourraient bien les exposer encore plus aux tirs des Iraniens -
RadioscopieAudiovisuel public : mauvais rapport, bonnes questions
Aussi contestée soit-elle, la croisade menée par le rapporteur UDR de la commission d’enquête, Charles Alloncle, aura eu un mérite : mettre fin à l’immunité dont jouissaient France Télévisions et Radio France