Rachid Medjaoui, directeur de la gestion tactique de l’allocation d’actifs de La Banque Postale AM
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourquoi avez-vous abaissé vos objectifs à six mois sur les indices actions ?
Rachid Medjaoui : Nous ne croyons pas à un scénario de rechute de la croissance qui serait provoquée par une nouvelle crise bancaire et financière et/ou un atterrissage en catastrophe des économies émergentes. Le plan de sauvetage de la zone euro est une étape cruciale. Pour autant, il manque encore des avancées qui rassurent les investisseurs sur la capacité des Etats de la zone euro à aller vers plus de fédéralisme budgétaire. Une position commune franco-allemande sur des objectifs ambitieux pourrait être le catalyseur d’un moindre pessimisme sur l’avenir de l’Union économique et monétaire. Dans ces conditions, si les variables de profits et de taux d’intérêt demeurent très favorables aux marchés, le facteur prime de risque a été logiquement remonté. Nous sommes donc positifs sur les marchés actions (entre 20 et 25% à 6 mois) mais étalons un peu plus dans le temps nos attentes de performances.
Le CAC 40 pourrait-il retomber prochainement sous les 3.000 points ?
Cette probabilité nous semble relativement faible en raison notamment des niveaux très déprimés des indicateurs de sentiment et d’aversion pour le risque. Les marchés devraient donc dorénavant mieux encaisser les périodes de doute sur les enjeux actuels tels que l’avenir de la zone euro et la capacité des émergents à éviter la surchauffe sans trop pénaliser leur croissance. Bien entendu ce pronostic ne vaut que si notre hypothèse que la crise des souverains ne dégénère pas en crise systémique se vérifie. Au total, nous privilégions une sortie par le haut tout en reconnaissant cependant qu’un tel décrochage, s’il se produit, risque d’être plus marqué et surtout durable.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Pour légitimer cette décision, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fait référence à une vidéo polémique publiée mercredi 20 mai par Itamar Ben Gvir, dans laquelle figurent des militants de la flottille pour Gaza, agenouillés et les mains liées
« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable