«Nous sommes devenus plus positifs sur les actions européennes»
- L’Agefi: Quels marchés favorisez-vous actuellement ?
- Jérôme Schupp: Nous étions plus favorables sur les actions américaines encore à la fin de l’année étant donné le contexte économique plus propice aux Etats-Unis. Nous nous attendions cependant à une réaction des actions européennes suite à l’appréciation continue du dollar. Depuis l’annonce d’un véritable QE par la BCE fin janvier nous sommes devenus plus positifs sur les actions européennes. Nous restons cependant très sélectifs et privilégions les sociétés internationales avec une forte exposition au dollar comme le secteur pharmaceutique et celui des assurances dont les titres sont recherchés en raison d’un rendement sur le dividende élevé. Nous restons à l’écart des secteurs qui subissent de la déflation comme les producteurs d’électricité ou la consommation alimentaire. Inversement, aux Etats-Unis, nous concentrons nos investissements sur des sociétés qui réalisent la grande majorité de leur chiffre d’affaires sur le marché national.
- L’effet positif attendu des changes ne devrait-il pas soutenir l’Eurostoxx 50 ?
- Effectivement si le dollar se maintient au-dessous de 1,10 l’impact sur les ventes et les bénéfices sera important pour les groupes européens. Cependant, nous regardons aussi la croissance interne en monnaies locales et préférons les sociétés qui sont capables d’afficher un développement positif de leurs affaires à taux de changes constants. Nous estimons que l’impact seul des devises ne sera pas suffisant pour maintenir un momentum favorable des actions européennes et considérons tant les politiques monétaires des banques centrales que les données macroéconomiques comme plus essentielles encore.
{"title":"","image":"82027»,"legend":"Panel Actions. Illustration L’Agefi.»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Les dépréciations de goodwill du CAC 40 restent rares
En 2025, les entreprises de l’indice ont seulement enregistré 1,3 milliard d’euros de dépréciations, un niveau qui reste très bas. Le montant de goodwill poursuit sa légère décrue à 440 milliards d’euros. -
Continental parachève son recentrage sur les pneumatiques
L’équipementier automobile allemand a signé un accord avec Lone Star en vue de lui céder sa filiale ContiTech pour un montant plancher de 4 milliards d’euros. -
EasyJet accepte de se faire racheter par Castlelake
La compagnie avait rejeté l’offre du fonds d’investissement à quatre reprises. La dernière proposition, à 5,5 milliards de livres, a finalement été acceptée. -
Les économistes tentent de faire bouger les lignes des banques centrales
Le Forum de Sintra 2026 était organisé de manière à ne pas trop aborder les évolutions des politiques monétaires. Malgré cette volonté de la Banque centrale européenne (BCE) de rester discrète sur ce sujet, les débats en coulisses sont régulièrement revenus dessus. -
Good Value for Money anticipe un taux moyen de 2,90% pour les fonds en euros en 2026
Dopés par la hausse des taux obligataires, les fonds en euros devraient offrir un rendement moyen proche de 3% en 2026 et creuser encore plus l'écart avec le Livret A. -
Les actions américaines sont préférées aux européennes pour la fin de l'année
Le S&P 500 pourrait grappiller 2,4% et les indices européens sont attendus au même niveau que fin juin, tandis que le Nikkei marquerait légèrement le pas.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- Malakoff Humanis visé par une enquête du PNF sur la sélection de ses gérants
- L'affaire Malakoff Humanis tombe mal pour une éventuelle cession de Sienna Gestion
- LBP AM transfère la gestion de ses opérations de Natixis IM OS vers Alto
- Le Crédit Agricole lance son stablecoin en euro
- Le climat a trouvé sa mesure, la nature cherche encore son langage
Contenu de nos partenaires
-
Je t'aime, moi non plusProcès Le Pen : Entre juges et politiques, un divorce déjà consommé
Les magistrats de la Cour d’appel de Paris sont sous forte pression tant leur décision changera le cours de l’élection présidentielle. Fragilisée par le scandale Lyhanna, la justice risque d'être sous le feu des critiques jusqu'en 2027 -
L'envie d'avoir envie« Le combat d’un père » : Edouard Philippe se lâche et se lance
Le candidat Horizons à la présidentielle promet des « efforts partagés » pour préparer « la France de nos enfants » -
EditoLe pied-de-nez de l’Iran à l’Amérique
Embourbé dans un conflit dont il ne voit pas l’issue, Donald Trump est là où il ne voulait pas être. Tout l’inverse de l'Iran, qui est là où l’Amérique, ne voulait pas qu’elle soit : conforté dans un rôle d’acteur régional incontournable