«Nous restons surpondérés sur les actions»
L’Agefi : Pourquoi restez-vous agressif sur les actions malgré la poursuite de la baisse des Bourses?
Patrick Moonen : Nous restons surpondérés sur les actions pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’amélioration du momentum sur les bénéfices se poursuit. Cela se traduit aux Etats-Unis et en Europe, par davantage de révisions à la hausse qu’à la baisse. Ensuite, le positionnement des investisseurs reste prudent. En témoignent la décollecte sur les actions et les niveaux importants de liquidités. Les valorisations par rapport aux obligations sont attractives, particulièrement en Europe où les primes de risques sont encore très proches de leurs plus hauts de septembre dernier. Toutefois, quelques risques extrêmes ont diminué depuis lors. Les actions de la BCE – LTRO, programme de rachats d’actifs (SMP) – ont réduit le risque de défauts bancaires. Les craintes d’un atterrissage brutal chinois n’ont pas été confirmées par les chiffres, et indiquent davantage un atterrissage en douceur. Et le risque d’une flambée des cours du pétrole a diminué. Enfin, les fondamentaux des entreprises sont solides. La profitabilité est élevée et les bilans sont sains. Tout ceci laisse de la place pour des dividendes plus élevés, des rachats d’actions et des opérations de fusions-acquisitions financées par les liquidités.
Au sein de l’obligataire, quels actifs préférez-vous?
De manière générale, nous sommes surpondérés sur les produits de «spread». Au sein de cette catégorie, nous préférons les dettes des marchés émergents en devises fortes. Les tendances cycliques et les flux sur les fonds s’améliorent. La classe d’actifs montre également une bonne résistance au stress dans la zone euro.
{"title":"","image":"78215»,"legend":"panel allocations»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
L’Af2i a remis ses prix académiques pour des recherches publiées en 2025
La commission Recherche de l’Association française des investisseurs institutionnels a distingué trois chercheurs pour des travaux qui portent cette année sur des sujets de durabilité. -
Mubadala rassure les gestionnaires d’actifs américains
Mubadala, le fonds souverain d’Abou Dabi, a réaffirmé son engagement à investir aux États-Unis à l’occasion d’une conférence mondiale organisée par le Milken Institute. -
LD Pensions recherche un gérant actions européennes
Le danois LD Pensions a lancé un appel d’offres pour la gestion de ses investissements en actions européennes. -
La France creuse le sillon de la souveraineté dans les terres rares
Bâtir une société électrifiée nécessite un approvisionnement massif et sécurisé en terres rares et minéraux critiques. Le gouvernement a décidé de soutenir financièrement la production de ces matières premières, notamment en France, et d’assurer les débouchés de la filière auprès des secteurs qui les consomment. -
Les dettes subordonnées bancaires affichent une résistance plus structurelle aux crises
La conjonction des facteurs fondamentaux, liés à la solidité des banques, et des facteurs techniques, liés notamment à la bonne collecte globale du crédit, donne l’impression, à l’occasion de ce choc pétrolier, que les dettes subordonnées comme les AT1 ont globalement réduit leur biais «risqué» par rapport aux autres classes d’actifs. -
Emmanuel Moulin est proposé comme nouveau gouverneur de la Banque de France
L'Elysée a proposé le nom d'Emmanuel Moulin pour prendre la suite de François Villeroy de Galhau au poste de gouverneur de la Banque de France. L'Assemblée et le Sénat devront maintenant se prononcer sur ce projet de nomination.
ETF à la Une
La collecte a repris sur le marché européen des ETF en avril
- Ofi Invest AM choisit un ex-Axa IM comme directeur des gestions
- Amundi excède nettement les attentes au premier trimestre 2026
- La gestion alternative liquide se trouve de nouveaux vecteurs de croissance
- BNP Paribas collecte 15,7 milliards d'euros dans sa gestion d'actifs au premier trimestre 2026
- Les gestionnaires d'actifs trouvent dans la clientèle retail un relais de croissance majeur
Contenu de nos partenaires
-
Le poids des motsEn s'attaquant à l'« assistanat », Marine Le Pen lisse ses divergences avec Jordan Bardella
En élargissant sa critique de « l’assistanat », marqueur longtemps verrouillé de son discours, Marine Le Pen amorce une redéfinition de son image politique à l’approche de 2027. Un ajustement qui réduit aussi le contraste grandissant avec Jordan Bardella -
Tête baissée« Projet Liberté » de Donald Trump : les risques du passage en force du détroit d'Ormuz
Les escortes américaines de navires commerciaux dans le passage stratégique pourraient bien les exposer encore plus aux tirs des Iraniens -
RadioscopieAudiovisuel public : mauvais rapport, bonnes questions
Aussi contestée soit-elle, la croisade menée par le rapporteur UDR de la commission d’enquête, Charles Alloncle, aura eu un mérite : mettre fin à l’immunité dont jouissaient France Télévisions et Radio France