« Nous restons relativement prudents sur les pays émergents »
Philippe Troesch, directeur général d’Aberdeen AM France
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Les avancées du dernier sommet européen vous incitent-elles à modifier votre allocation ?
Philippe Troesch : Non, notre allocation n’a pas été réellement modifiée depuis : nous sommes neutres sur la poche actions et sous-pondérés sur la poche obligataire par rapport aux indices. Nous restons prudents quant à l’évolution de la politique européenne, notamment sur la capacité des pays de l’eurozone à faire appliquer des politiques très restrictives. Selon nous, la croissance en Europe devrait rester très faible au premier semestre en raison des mesures sur les déficits budgétaires et en l’absence de QE de la part de la BCE. Nous pourrions être amenés à revoir notre allocation si la BCE adoptait des mesures non conventionnelles de soutien aux obligations de la zone euro et fixait des seuils d’intervention.
Quelles classes d’actifs devraient offrir le plus fort potentiel de rebond en 2012 ?
A ce stade il est difficile d’anticiper le potentiel de certaines classes d’actifs. Le marché des actions américaines devrait être relativement performant en 2012, notamment si le mouvement de reprise amorcée aux Etats-Unis s’amplifie. Nous restons relativement prudents sur les pays émergents, notamment sur les actions, même si certaines zones comme l’Amérique du Sud pourraient bénéficier de conditions plus favorables. Le crédit apparaît plus intéressant que les obligations souveraines qui présentent des risques non négligeables et des rendements peu intéressants. Les convertibles pourraient permettre de jouer à la fois le crédit et le rebond de certaines Bourses. L’immobilier pourrait quant à lui apporter à la fois stabilité et rendement.
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