« Nous privilégions un objectif de 90-95 yens pour un dollar dans six mois »
Jean Fauconnier, gérant gestion absolue chez Groupama AM
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Tan Le Quang
L’Agefi: Vous tablez sur une baisse du billet vert face à la monnaie unique d’ici à 3 mois.Pour quelles raisons ?
Jean Fauconnier: Côté pile, les peurs sur la monnaie unique avec la situation tendue en Irlande, en Grèce ou ailleurs. Côté face, une situation macro qui récemment a tourné à l’avantage de la zone euro et les annonces de Bâle 3 favorables aux banques européennes et aux actifs risqués; un fort ralentissement ou un «double-creux» de l’économie américaine pourrait entraîner un second assouplissement quantitatif massif, synonyme de baisse du dollar contre toutes les devises dont l’euro. La situation reste incertaine, et dans ce contexte, nous privilégions une baisse limitée du dollar contre euro vers 1,35 dans les semaines à venir.
Le dollar/yen est-il parti pour battre encore des records à la baisse ?
Plusieurs facteurs expliquent la hausse du yen contre dollar: le rétrécissement de l’écart de rendement entre les Etats-Unis et le Japon; l’idée que le yen, à tort ou à raison, est une devise refuge; l’économie japonaise bénéficie d’un contexte économique dynamique au sein de l’Asie. Le fait est que récemment, la reprise des actifs risqués n’a pas permis au yen de baisser, bien au contraire. Il est resté très soutenu, notamment via les achats importants de dettes souveraines japonaises par la Chine. Au-delà de la toute récente intervention sur le marché des changes, dont on peut douter du résultat de prime abord, (en effet, toutes celles effectuées dans le passé par la BoJ ont, dans un premier temps échoué), on peut penser que le yen devrait, à terme, se déprécier. Nous privilégions un objectif de 90-95 yens pour un dollar dans six mois, moins pénalisant pour les entreprises exportatrices japonaises.
Kevin Warsh semble prendre un peu plus de distance avec le président Donald Trump à chaque sortie. Les marchés se montrent globalement convaincus, même si la baisse de l’inflation plus forte qu’attendue en juin a fait diminuer le risque d’avoir deux hausses de taux cette année.
Les analystes décèlent les signes d'une inflexion, même si le bond exceptionnel de l’activité de Richemont en avril-juin devrait rester une exception. Les Etats-Unis et la Corée du Sud sont les moteurs du secteur.
La France subit une combinaison de facteurs climatiques et économiques qui auront pour conséquence une réduction importante de la production de maïs et une hausse probable des prix.
Stripe et Advent ont déposé une offre conjointe plus tôt en juillet pour mettre la main sur PayPal, selon Reuters. L'opération valoriserait l'entreprise de paiement, dont l'étoile a pâli, à plus de 53 milliards de dollars.
La banque américaine, qui a codirigé avec Goldman Sachs l’introduction en bourse de SpaceX et engrangé 100 millions de dollars sur ce seul dossier, affiche aussi un résultat de trading actions record.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Alors que les incendies ravagent la France et que le pays souffre d'une grave sécheresse, les débats sur la gestion des ressources en eau enflamment le débat public. Elus remontés, ONG furieuses, agriculteurs angoissés... la bataille de l'eau couve