« Nous privilégions les corporates cycliques avec une exposition à l’international »
Karsten Rosenkilde, gérant obligataire chez DWS Investments
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Tân Le Quang
L’Agefi : Les conditions de marché actuelles sont-elles idéales pour un retour massif desémetteurs de dette corporate sur le primaire ?
Karsten Rosenkilde : Le marché a eu un fort appétit pour les nouvelles émissions corporates début mars. Nous avons eu 15 milliards d’euros d’émissions corporate en mars, excluant les services financiers, et chaque transaction a été sursouscrite de multiples fois. Les trois tranches des 3,2 milliards d’euros émises par Merck ont suscité un vif intérêt atteignant 20 milliards d’euros, selon les sources.
Plusieurs facteurs s’ajoutent à ce fort intérêt. Le marché prévoit beaucoup moins d’émissions corporate (excluant les services financiers) en 2010 comparé à 2009, jusqu’à 40% de moins que les 251,5 milliards vus en 2009. Par ailleurs, contrairement aux attentes de certains acteurs du marché, la collecte dans cette classe d’actifs a continué sa progression en 2010 avec un très bon mois de février.
Pour les senior financials, comme les banques, le marché est moins accueillant, dans la mesure où on attend un important volume d’émissions dans le secteur en 2010, et les principaux souscripteurs de la dette senior des banques, c’est-à-dire les banques elles-mêmes, sont toujours absents du marché.
Dans ce contexte, quelle classe d’actifs jouez-vous ?
Malgré le niveau élevé d’émissions attendues, il existe toujours des niches au sein de la dette senior des banques qui offrent un bon rendement, en particulier en dehors de l’Europe, notamment en Australie et aux Etats-Unis. En dehors des services financiers, nous privilégions les corporates cycliques avec une exposition à l’international. Celles-ci offrant un bon rendement, la qualité de cette classe d’actifs nous paraît très intéressante, en particulier dans les domaines des télécoms, de l’alimentation et de la boisson.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
La maison mère de Google avait investi 900 millions de dollars en 2015 dans la société créée par Elon Musk. Sa participation, qui a grimpé à 94 milliards de dollars avec l’IPO de juin, est désormais valorisée 78 milliards de dollars.
L’économie suisse a surpris par son dynamisme au deuxième trimestre avec une croissance de 1,5% par rapport au trimestre précédent alors que les économistes anticipaient une contraction.
L’assureur britannique enregistre un résultat d’exploitation en hausse de 24% à 1,3 milliard de livres sterling sur les six premiers mois de l’année, dépassant les attentes des analystes. Cette croissance vient principalement de l’intégration de Direct Line, racheté il y a un an pour 3,6 milliards de livres.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
Dans sa décision rendue vendredi 14 août, le Conseil constitutionnel censure certaines mesures de la loi, mais valide les dispositions phares du texte du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
DECRYPTAGE. Le Conseil constitutionnel a décidé de censurer la loi d'interdiction des réseaux sociaux aux adolescents de moins de quinze ans, estimant qu'elle portait une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression
Les chaleurs extrêmes, qui impactent la productivité et plusieurs secteurs stratégiques de l'économie, pourraient amputer le PIB européen de 1 % selon une étude. La France est la plus vulnérable des grandes économies du continent