« Nous prévoyons une hausse progressive des Fed Funds à partir de la fin 2010 »
Gaëlle Malléjac, responsable de la gestion de taux de Groupama AM
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Tân Le Quang
L’Agefi: Les rachats de dettes souveraines par la BCE peuvent-ils nourrir l’inflation en Europe ?
Gaëlle Malléjac: Dans le but de redonner de la liquidité sur les dettes des pays périphériques, la BCE a décidé de se porter acheteuse sur le marché secondaire. Elle a écarté l’idée que ces achats puissent nourrir l’inflation en annonçant très rapidement son souhait d’en neutraliser les effets sur le bilan de l’eurosystème. C’est dans ce cadre que Jean-Claude Trichet a déclaré vouloir retirer la liquidité injectée en offrant des dépôts à terme. Ce qu’il a fait dès le 18 mai en retirant avec succès 16,5 milliards d’euros, montant correspondant aux achats effectués la semaine précédente. La Banque centrale pilote donc parfaitement à ce jour la liquidité injectée dans le marché, comme elle l’a déjà fait à travers les opérations de refinancement à long terme (LTRO) dont le plus important arrive à échéance fin juin. Elle réduit ainsi naturellement la taille de son bilan, sans crainte donc de nourrir l’inflation.
La pause monétaire outre-Atlantique peut-elle durer encore longtemps ?
Lors du dernier FOMC, la Fed a confirmé qu’elle laisserait son taux directeur à un bas niveau pendant une période prolongée. Elle s’intéresse avant tout aux modes de drainage de la liquidité. A ce titre, elle a officialisé son dispositif de dépôt à terme rémunéré dans le but de retirer la liquidité excédentaire des banques. La Fed pourrait aussi revendre des titres de son bilan. Nous prévoyons une hausse progressive du taux des Fed Funds à partir de la fin de l’année. Cette hausse, modérée, doit davantage être interprétée comme une normalisation de la politique monétaire que comme le début d’un cycle de resserrement.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
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La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable