« Nous prévoyons l’euro/dollar à 1,25 à un horizon de 3 à 6 mois »
Valérie Perez, responsable changes en France chez Deutsche Bank
Publié le
Violaine Le Gall
L’Agefi: Alors qu’il montre jusqu’ici des signes de résistance, pourquoi l’euro pourrait-il s’affaiblir d’ici à six mois?
Valérie Perez: L’euro a déjà commencé à s’affaiblir depuis début décembre, passant de 1,35 à 1,30. Il devrait, d’après nos analystes, atteindre 1,25 à horizon 3 à 6 mois, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, plusieurs pays de la zone euro, dont la France, subissent actuellement un risque de dégradation de leur note souveraine, et tant que ce sujet ne sera pas réglé, l’incertitude pèsera, ce qui n’est pas de nature à rassurer les marchés. Ces derniers s’interrogent en outre sur l’efficacité et la réalité du pacte budgétaire adopté le 9 décembre lors du conseil européen, qui se base sur les deux piliers que sont une intégration fiscale plus poussée au sein de la zone euro et le niveau de la croissance. Enfin, au niveau de cette croissance, les chiffres en provenance de la zone euro marquent le pas, avec à la fois une production industrielle et un indice Ifo en repli.
La Banquenationale suisse va-t-elle bientôt relever le niveau plancher de l’euro/franc suisse?
Pas dans l’immédiat. Contre toute attente, elle l’a maintenu à 1,20 lors de sa réunion du 15 décembre alors que nombre d’analystes prévoyaient une hausse du plancher de 1,20 à 1,25 voire 1,30. Elle a annoncé sans ambiguïté que ses réserves en euro ne serviraient pas à acheter de dette moins bien notée que AAA ou AA, donc peu d’obligations d’Etats européens. En conclusion, nous pensons que la BNS devrait se satisfaire du statut quo actuel, avec un plancher à 1,20 et un niveau d’inflation qui se maintient stable.
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