«Nous prenons des profits sur les titres les plus risqués et les plus cycliques»
Frédéric Penel, responsable de la gestion taux chez CCR AM
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Solenn Poullennec
- L’Agefi : Pourquoi êtes-vous passés de neutre à sous-pondérer sur le crédit ?
- Frédéric Penel : Fin octobre, les incertitudes sur l’issue des élections américaines étaient à leur paroxysme et les signaux d’un retour à une croissance plus marquée en Chine semblaient encore ténus. Côté européen, «l’effet Draghi» s’est essouflé. Le marché a tracé un rally depuis la fin juillet qui a amené l’indice iTraxx (Main Europe) de 160 points de base à environ à 130. Mais d’une part, les exécutifs européens peinent une fois de plus à relayer l’action de la BCE, et d’autre part, les politiques budgétaires restrictives menées partout en parallèle produisent leurs effets négatifs. Enfin, la perspective d’un remboursement partiel de la première opération de refinancement à long terme (LTRO) se profile. Si l’atténuation de la dépendance du système bancaire au refinancement de la banque centrale est souhaitable, il nous paraît toutefois difficile d’imaginer que cela aura un effet positif sur les spreads de crédit.
- Quelle est votre stratégie?
- Ayant peu de visibilité, nous avons tendance à réduire la voilure et adoptons une attitude opportuniste. Il s’agit pour l’instant de diminuer le risque, d’abord en prenant nos profits sur les titres les plus risqués et les plus cycliques, ensuite en nous efforçant de nous positionner sur des maturités plus courtes. Avec l’aplatissement de la courbe, le coût d’opportunité reste modeste au regard de la réduction du risque futur. Nous restons ainsi en position de pouvoir saisir les opportunités qu’offrirait un nouveau pic de volatilité. Par ailleurs, la perspective de taux souverains durablement faibles dans un environnement atone nous met face au défi de la création de nouveaux produits attractifs.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
La maison mère de Google avait investi 900 millions de dollars en 2015 dans la société créée par Elon Musk. Sa participation, qui a grimpé à 94 milliards de dollars avec l’IPO de juin, est désormais valorisée 78 milliards de dollars.
L’économie suisse a surpris par son dynamisme au deuxième trimestre avec une croissance de 1,5% par rapport au trimestre précédent alors que les économistes anticipaient une contraction.
L’assureur britannique enregistre un résultat d’exploitation en hausse de 24% à 1,3 milliard de livres sterling sur les six premiers mois de l’année, dépassant les attentes des analystes. Cette croissance vient principalement de l’intégration de Direct Line, racheté il y a un an pour 3,6 milliards de livres.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
Effectifs réduits, vigilance relâchée : les cyberpirates exploitent l’été pour frapper fort, obligeant les entreprises à renforcer leur résilience face à des attaques toujours plus sophistiquées et imprévisibles
Dans sa décision rendue vendredi 14 août, le Conseil constitutionnel censure certaines mesures de la loi, mais valide les dispositions phares du texte du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
DECRYPTAGE. Le Conseil constitutionnel a décidé de censurer la loi d'interdiction des réseaux sociaux aux adolescents de moins de quinze ans, estimant qu'elle portait une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression