«Nous préférons les actions européennes»
- L’Agefi : Pourquoi surpondérez-vous encore les actions, malgré l’arrêt du rebond des Bourses ?
- Patrick Moonen : L’incertitude sur la falaise budgétaire américaine a rendu les investisseurs nerveux. Nous croyons en un scénario de compromis entre l’augmentation des impôts et la baisse des revenus. Nous sommes positifs sur les actions pour trois raisons. D’une part, les primes de risque sur les actions sont toujours à leur plus haut sur trente ans. Ceci ne nous paraît pas pleinement justifié, eu égard à la réduction des risques systémiques. Les décideurs politiques ont mis en place un certain nombre de nouvelles mesures de lutte contre la crise (LTRO, OMT), établissant un plancher sous ces risques (sortie d’un pays de la zone euro ou défaut bancaire). Cela ne s’est pas suffisamment traduit par une baisse des primes de risque. D’autre part, nous pensons que l’économie mondiale connaîtra un léger rebond au premier trimestre 2013, grâce à une amélioration des données chinoises et du prix de l’immobilier résidentiel américain. Un compromis sur la falaise fiscale américaine pourrait déclencher un rebond des dépenses en capital. Enfin, les investisseurs long terme sont encore frileux sur les actions. Plus généralement, nous nous attendons à un rendement à un chiffre des actions en 2013.
- Quels sont les actifs que vous privilégiez actuellement ?
- Nous préférons les actions européennes et devenons davantage positifs sur les actions des marchés émergents. Nous continuons de surpondérer l’immobilier de la zone euro. Au sein de notre allocation obligataire, nous favorisons les produits de spread, et plus particulièrement la dette des marchés émergents.
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