«Nous ne prévoyons pas d’évolution notable des taux allemands d’ici à 3 mois»
- L’Agefi : Qu’avez-vous retenu de la dernière réunion de la Banque centrale européenne (BCE) ?
- Marie-Anne Allier : En premier, c’est que la politique de taux n’a pas été un sujet lors de la réunion de la BCE : la question n’y a même pas été abordée! En second, c’est que la BCE estime avoir fait tout ce qui était en son pouvoir pour assurer le bon fonctionnement de la zone euro (il n’y a pas de plan B à son programme de rachat de dette OMT). La suite est maintenant dans les mains des gouvernements: que ce soit la demande d’aide qui déclenche l’OMT, l’ampleur de la conditionnalité, le niveau de taux approprié pour l’Espagne. Finalement cette dernière réunion a permis à Mario Draghi de préciser quelques détails, de décerner quelques bons points (Portugal et Espagne) mais a surtout remis le politique comme principal moteur de résolution de la crise actuelle.
- Comment voyez-vous évoluer les taux français et allemands dans les trois prochains mois ?
- Sauf surprise électorale américaine, nous ne voyons pas d’évolution notable des taux allemands d’ici à 3 mois. Même dans le cas où la BCE et le Mécanisme européen de stabilité (MES) se retrouvent à l’œuvre, il y a suffisamment de demande potentielle pour les obligations allemandes (ne serait-ce que pour satisfaire les eurosceptiques et surtout pour des problématiques de notation) pour que cela limite toute hausse significative des taux allemands. Les taux français sur 3 mois auraient alors toutes les chances de rester dans le sillage des allemands avec même une compression des spreads: la notation et la profondeur du marché français en font en effet une excellente alternative aux emprunts allemands… mais plus rémunératrice!
{"title":"","image":"78845»,"legend":"panel taux»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
La Fed prépare une réunion monétaire incertaine
Entre les discours plus restrictifs de Kevin Warsh et les tensions en Iran, les marchés ont relevé à près de 40% la probabilité d’une hausse de taux ce mercredi à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed. Une telle hausse surprise, non téléguidée par le président de la banque centrale, serait une première en dehors des périodes de crise. -
Les incendies en Gironde illustrent l’écart entre pertes réelles et pertes assurées
Si les risques pour les particuliers ont concentré l’attention, les effets des incendies sur le tissu économique et touristique risquent d’être aussi lourds que durables pour la région. Les pertes réelles devraient largement dépasser les pertes assurées. -
LVMH renoue avec la croissance dans la mode et la maroquinerie
Les ventes de la principale division du géant du luxe ont retrouvé le chemin de la croissance organique au deuxième trimestre. -
CaixaBank étudierait le rachat de Cetelem en Espagne
La banque espagnole, ambitieuse dans le marché à la consommation, s'intéresse aux 3,5 millions de clients de BNP Personal Finance en Espagne. -
Clap de fin pour plusieurs plateformes historiques d'échange crypto
Une poignée de plateformes pionnières du secteur des cryptoactifs ont annoncé arrêter leurs activités en juillet. En cause : le règlement MiCA, la morosité du marché, et l'arrivée de nouveaux concurrents issus de la finance traditionnelle. -
Lazard AM embauche deux dirigeants pour accélérer son plan 2030
Lazard AM mise sur deux vétérans du secteur pour dynamiser sa croissance et affirmer sa stratégie produit à l’horizon 2030.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- Mirova négocie la cession de son pôle private equity à Jolt Capital
- La gestion d'actifs sauve tout juste les résultats de Lazard
- Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- Nicolas Calcoen rejoint le conseil d’administration de Victory Capital
- BNP Paribas collecte 6 milliards d’euros en gestion d’actifs au deuxième trimestre 2026
Contenu de nos partenaires
-
Dans la courseA 100 jours des midterms américaines, la reconquête démocrate n'est pas gagnée
Porté par l’impopularité de Donald Trump et l’inquiétude autour du pouvoir d’achat, le Parti démocrate fait la course en tête dans les sondages. Mais entre désavantage financier, découpage électoral défavorable et divisions internes, la route vers la majorité au Congrès reste semée d’embûches -
Lance-flammesIncendies : pour Marine Tondelier, les « pyromanes » sont aussi au gouvernement
La leader des Ecologistes a appelé Emmanuel Macron à convoquer une réunion de crise en « format Saint-Denis », avec les chefs de parti et les présidents des groupes parlementaires -
PolycriseMégafeux : branle-bas de combat pour les entreprises
Face à la situation en Gironde, l’urgence économique s’installe, 13 000 entreprises étant coupées du monde et obligées de recourir au système D. L'Etat priorise l'énergie et la question des indemnisations