« Nous ne croyons pas à une hausse du plancher fixé par la BNS »

Geoffrey Kendrick, directeur de la stratégie change pour l’Europe chez Nomura
Solenn Poullennec

L’Agefi: Pourquoi prévoyez-vous une baisse de l’euro/dollar à six mois ?

Geoffrey Kendrick: D’abord, les marchés vont continuer à parier à la baisse sur le manque de solution politique crédible à la crise. Deuxièmement, la croissance dans la zone euro a chuté significativement au cours des 2 à 3 derniers mois et les indices PMI laissent attendre une croissance négative au quatrième trimestre. Ceci incitera la BCE à baisser les taux dans les mois à venir. Enfin, l’accroissement récent des tensions sur la dette française, italienne et espagnole, devrait avoir des conséquences durables sur les portefeuilles obligataires. Les investisseurs devraient réduire encore davantage leur exposition à la zone euro dans les mois à venir.

Croyez-vous que la Banque nationale suisse va relever son taux plancher ?

Nous ne croyons pas à une hausse du plancher fixé par la BNS à 1,20 franc suisse pour un euro, car il a démontré sa crédibilité. Il devrait être maintenu tout au long de 2012. La Banque nationale suisse a de bonnes raisons pour ce faire alors que l’économie ralentit et que les risques de déflation persistent. Le montant des réserves de changes achetées par la banque est resté très faible et elle a même gagné de l’argent avec cette intervention. Cette politique a aussi été extrêmement efficace pour les exportateurs puisqu’elle a au moins fait disparaître l’un de leurs principaux problèmes, l’incertitude. Il faut s’attendre à ce que la parité euro/franc suisse évolue autour du plancher plutôt qu’autour de 1,24. Dans ce cas, bien que le franc suisse soit toujours relativement fort, historiquement parlant, c’est un bonus de 24% pour les exportateurs.

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