«Nous maintenons nos expositions sur le crédit périphérique»
- L’Agefi : Quelles sont les premières tendances du marché du crédit en 2014?
- Paul Gurzal : Le début d’année a été porteur jusqu’au moment où les difficultés du monde émergent sont venues rappeler que la normalisation monétaire américaine, certes progressive, aura des conséquences inévitables sur les classes d’actifs à risque à travers le monde. Néanmoins, nous sommes rassurés par la dynamique de flux très positive sur le marché de crédit européen avec des remboursements de dettes qui excèdent encore largement les émissions, ces mêmes émissions qui s’arrachent littéralement auprès des investisseurs. Nous restons confortés par les propos de Mario Draghi sur sa politique encore accommodante pour longtemps et par la reprise de la croissance en zone euro. Cependant, le retour de la volatilité en ce début d’année en particulier sur les marchés actions n’est pas une bonne nouvelle.
- Quelle est votre stratégie dans ce contexte?
- Le resserrement continu des spreads de crédit depuis plus de deux ans et demi a réduit notre capacité d’absorption des chocs. L’écartement des spreads de crédit mesuré de la deuxième quinzaine de janvier a suffi pour manger une bonne partie du portage espéré de l’année. La schizophrénie des investisseurs ne devrait pas s’arranger, évoluant dans un monde risqué mais peu rémunérateur. Nous réduisons la voilure sur le crédit «crossover» et les «usual suspects» du moment, à savoir, les entreprises largement exposées au monde émergent. Dans le même temps, nous maintenons nos expositions sur le crédit périphérique même si les liens existants entre l’Espagne et l’Amérique latine paraissent évidents.
{"title":"","image":"80713»,"legend":"Panel Cr\u00e9dits»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Les banquiers centraux ne veulent plus donner d’indications prospectives
Le principal panel du Forum de Sintra 2026 a tout de même été l’occasion pour Christine Lagarde (BCE) comme pour Kevin Warsh (Fed) de reconnaître un recul des anticipations d’inflation depuis leurs dernières réunions monétaires. Sans pour autant faire bouger les anticipations de hausses de taux. -
Un consortium comprenant BlackRock, Visa et Mastercard lance un nouveau stablecoin
Plus de 140 sociétés se sont réunies au sein d'Open Standard, un groupe avec une gouvernance collaborative ayant pour objectif de distribuer un stablecoin en dollar. -
Google est condamné à payer près de 2 milliards de dollars à Klarna
La justice suédoise estime que Google a, pendant de nombreuses années, abusé de sa position dominante sur le marché de la recherche en ligne. Le groupe pourrait faire appel de cette décision. -
La banque verte achète à Worldline ses parts dans leur coentreprise de paiement CAWL
Le partenariat signé en 2024 se poursuit et reste stratégique. Depuis, la banque est aussi devenue un des plus gros actionnaires du spécialiste du paiement avec plus de 10% de son capital. -
Amarris muscle son bilan pour poursuivre la consolidation en s'émancipant des plateformes techs
Moins d'un an après l'entrée de Naxicap Partners à son capital, le groupe mariligérien lève 39 millions d'euros supplémentaires pour poursuivre sa stratégie de croissance externe sur le marché de l'expertise comptable. -
Les marchés de capitaux s’orientent vers un millésime 2026 hors norme
Les Etats-Unis, alimentés par les cotations et des levées de fonds historiques dopées à la tech, dominent plus que jamais le marché mondial des capitaux qui progresse de 62 % à 610 milliards d’euros. En Europe, les IPO peinent à transformer l’essai. Les convertibles signent leur résurrection.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Malakoff Humanis visé par une enquête du PNF sur la sélection de ses gérants
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
- La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
- Léa Dunand-Chatellet prend la direction générale de Mirova
- La cotation de SpaceX bouscule la gestion passive
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreFrance-Allemagne : retraites, réforme et révolution
La différence avec la France vient surtout de l’existence d’une éthique de la discussion très ancrée, au niveau politique et parlementaire, comme au niveau des partenaires sociaux et des entreprises -
EtalonnageConsensus politique et transition longue : la recette du passage à la retraite à 67 ans en Allemagne
Berlin a acheté la paix en mettant en place un départ anticipé pour carrière longue, dispositif coûteux aujourd'hui remis en cause. -
Vérité d'un côté du Rhin ne l’est pas au-delà
Retraites : le grand fossé franco-allemand
Le chancelier allemand Friedrich Merz dit vouloir appliquer l'intégralité des recommandations de la commission d'experts qu'il a mandatée. Une réforme ambitieuse qui contraste avec le blocage français