« Nous gardons 5 % de liquidités pour gérer la hausse de la volatilité »
L’Agefi : L’appétit actuel des investisseurs pour le high yield est-il justifié ?
Nicolas Gouju : Le marché du high yield connaît cette année un fort dynamisme, tant par les performances de la classe d’actif, que par les montants de souscription dans les fonds et le montant d’émission primaire très important. Cet engouement devrait se poursuivre. Les primes de risque sont en effet loin de leur niveau les plus serrés alors que la qualité intrinsèque des entreprises s’est fortement améliorée. De plus, l’important montant total d’émissions en euro depuis le début d’année permet une diversification plus grande. Enfin, le niveau actuel de taux historiquement bas est un dernier élément de soutien du high yield.
Quelle est votre stratégie sur le crédit ?
Courant mai, de nombreuses nouvelles ont entraîné un retour de l’aversion pour le risque sur le marché du crédit, alors même que les investisseurs s’étaient bien habitués au contexte lié à la crise des souverains. Dans l’attente de nouvelles constructives sur la résolution de la crise grecque et d’une communication concertée, nous préférons être neutres sur le crédit, avec peu de biais vis-à-vis de notre benchmark. Nous privilégions une sensibilité neutre et préférons garder 5% de liquidités afin de gérer la hausse de la volatilité. Dans la continuité du marché du high yield, et de la bonne visibilité sur les corporates, nous privilégions une surpondération des corporates high bêta (BBB), afin de bénéficier du portage. Nous préférons les crédits des pays cœur et sommes toujours absents des crédits grecs, irlandais et portugais.
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