« Nous devrions revoir de nouvelles émissions mais sur des critères stricts »
Karsten Rosenkilde, gérant obligataire chez DWS Investments
Publié le
Tân Le Quang
L’Agefi: Le plan de stabilisation européen va-t-il favoriser la réouverture du marché primaire du crédit ?
Karsten Rosenkilde: Le plan de stabilisation de 750 milliards d’euros de l’UE et du FMI a permis d’éviter le pire sur le marché des obligations corporate en euros et a amené un apaisement de quatre jours, mais cela n’a pas suffi pour que les émissions reprennent. En effet, l’impact positif a été de courte durée, car les diverses mesures d’austérité financière ont provoqué une nouvelle vague de craintes autour de la reprise économique déjà fragile en Europe. De plus, les actions isolées de plusieurs gouvernements européens ont convaincu les marchés que l’Union européenne est incapable d’agir de manière unie et coordonnée.
Malgré le pessimisme, la reprise hors Europe est en bonne voie, les entreprises ont nettoyé leurs bilans et disposent de niveaux de fonds propres satisfaisants. Enfin, il semblerait que l’argent est là et n’attend plus que d’être investi dans les marchés du crédit. Après quelques jours de calme, nous devrions revoir de nouvelles émissions, mais sur des critères stricts; un secteur non-cyclique et défensif, de préférence en dehors de la zone méditerranéenne et, bien entendu, à des prix moins élevés que sur le marché secondaire. Si ces premières émissions réussissent, le marché devrait ensuite être prêt pour des émissions plus risquées.
Dans ce contexte, quelle classe d’actif jouez-vous ?
Dans le domaine du crédit, nous préférons des échéances à court terme, jusqu'à trois ans, à la fois pour les financières et les corporates. Cela devrait fournir une protection raisonnable si les taux des obligations d’Etat se redressent, ou si nous voyons des signes d’une vente massive du crédit.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Pour légitimer cette décision, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fait référence à une vidéo polémique publiée mercredi 20 mai par Itamar Ben Gvir, dans laquelle figurent des militants de la flottille pour Gaza, agenouillés et les mains liées
« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable