Jean-Marie Mercadal, directeur général délégué en charge des gestions chez OFI AM
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Bruno de Roulhac
- L’Agefi: Pourquoi êtes-vous passés à «neutre» sur les actions ?
- Jean-Marie Mercadal: Nous devenons prudents pour deux raisons : il n’y a plus de décote de valorisation et les risques augmentent (réalité de la reprise économique, risques géopolitiques, de ralentissement en Chine…). Les marchés semblent mûrs pour des phases plus volatiles... Depuis le point bas atteint il y a cinq ans, les actions américaines ont presque triplé, les actions européennes ont regagné 145%, soit beaucoup plus que la progression des bénéfices sur la même période. Davantage de stratèges s’inquiètent de la valorisation excessive de certains segments de marché, notamment celle des «réseaux sociaux». D’autres relèvent que le PER Shiller de la Bourse américaine (ajusté du cycle) a dépassé 25, un niveau seulement dépassé en 1929, 2000 et 2007 ! Néanmoins, il est difficile d’être complètement négatif car la croissance mondiale s’améliore, les taux sont bas et les entreprises sont dans l’ensemble efficaces.
- Quels actifs alternatifs offrent un potentiel élevé de rendement ?
- Nous restons dans un monde «à taux monétaires à zéro», si bien que les investisseurs se sont rués vers les obligations d’entreprises (investment grade et high yield) qui sont devenues trop chères aujourd’hui. Il y a de la valeur dans les obligations émergentes (notamment émises en devises fortes) qui offrent en moyenne des rendements de l’ordre de 6% et qui ont été délaissés ces derniers mois après les sorties de flux massives intervenues depuis mai 2013. Il est intéressant de constituer des lignes sur ce segment, progressivement car la volatilité ne va peut-être pas cesser à court terme.
Robeco lance la stratégie Robeco QI Global Enhanced Index Equities, une nouvelle solution quantitative axée sur les actions mondiales « conçue pour répondre aux besoins en constante évolution des investisseurs institutionnels en quête d’une approche d’indexation optimisée », selon un communiqué.
Le groupe finlandais de gestion d’actifs Alexandria envisage la possibilité de croître par le biais de fusion ou d’acquisition, déclare le directeur général de l’entreprise, Alexander Schoschkoff.
Au sein de la Caisse des dépôts, la Banque des Territoires occupe le rôle de financeur du développement des territoires avec pour mantras l’intérêt général et l’impact, auxquels vient récemment de s’ajouter la souveraineté. Dotée d’un horizon de temps parfois très long en raison de sa mission, ses investissements ne sont pas pour autant des « subventions » explique François Wohrer, son directeur de l’investissement.
Invesco veut plus que doubler son activité européenne d’ETF sur les quatre prochaines années, comptant sur l’adoption progressive de ces produits par les investisseurs particuliers, rapporte Financial News. Invesco est actuellement l’un des dix principaux fournisseurs d’ETF en Europe, supervisant 180 milliards de dollars d’actifs dans la région, selon ses données. Il souhaite porter ce montant à 400 milliards de dollars d’ici à 2030.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Alors que plus de 350 records mensuels de température ont été battus ou égalés, le Premier ministre réunira jeudi 28 mai plusieurs ministres pour faire le point sur la préparation des services de l’État face à la canicule
A Gabriel Attal, on pose des questions sur Edouard Philippe. A Philippe, des questions sur Attal. Les attalistes reprochent aux philippistes de multiplier les attaques. La primaire que la droite n'a pas su organiser s'impose de facto