« Nous continuons de favoriser les obligations de la catégorie spéculative »
L’Agefi: Pourquoi avez-vous relevé votre pondération sur le crédit de neutre à surpondéré ?
Marc Olivier: Selon nous, le marché du crédit recèle de nombreuses opportunités, compte tenu des fondamentaux particulièrement solides des entreprises. Depuis quelques mois, la microéconomie est effectivement le principal soutien des marchés, en témoigne les récentes publications de résultats, supérieures aux prévisions initiales. La progression générale des bénéfices et, de facto, l’amélioration des capacités d’autofinancement des entreprises, constituent un solide catalyseur, justifiant le renforcement de nos positions. Nous percevons également cette évolution comme une sorte de garantie d’une continuation de la baisse des taux de défaut des entreprises. Par conséquent, l’obligataire corporate offre aujourd’hui un couple rendement/risque incomparable avec celui de la dette souveraine.
Dans ce contexte, quelle est votre stratégie ?
Notre stratégie d’investissement continue à favoriser les obligations du secteur privé classées en catégorie spéculative, dont le rendement est toujours aussi attractif. Celui-ci tourne autour de 8%, contre 3 à 4% pour la catégorie investment grade ou les emprunts d’Etat.
En ce qui concerne la dette souveraine, seules les obligations d’Etat espagnoles nous semblent pertinentes. Nous avons constitué une position tactique, mais avec une duration plus élevée que celle de l’indice. En effet, le plan d’austérité décidé par le gouvernement espagnol afin de rétablir la situation budgétaire du pays, comme la volonté de mieux maîtriser les finances régionales et de réformer le système bancaire nous paraissent crédibles.
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