« Nous continuons à miser sur les obligations d’entreprises »
L’Agefi : Quelles peuvent être les répercussions du risque souverain sur le crédit en Europe ?
Stefan Isaacs : Les préoccupations sur le risque souverain portent principalement sur la liquidité et la solvabilité des pays périphériques de la zone euro, ce qui a significativement nourri la hausse du taux de rendement de leurs obligations d’Etat et les «spreads» des CDS. Le manque de contrôle domestique des politiques monétaires a ravivé le débat autour de la monnaie unique et du risque de rupture des pays de l’Union européenne. Comme les pays périphériques de la zone euro vont sans aucun doute traverser une longue période d’austérité, il est probable qu’au moins quelques-unes de leurs sociétés nationales en partagent le fardeau. En effet, il existe une certaine pression sur les obligations d’entreprises, qui ont cependant continué à surperformer les obligations d’Etat de leurs pays respectifs. Bien que cela puisse paraître contre-intuitif, plusieurs de ces émetteurs ont diversifiés leurs sources de revenus et ont significativement assaini leur bilan.
Dans ce contexte, surpondérez-vous toujours la classe d’actif ?
Avec les plus petites économies européennes qui affrontent des problèmes de dette, les obligations d’Etat des économies européennes plus larges et stables peuvent bénéficier de leur statut «de refuge» par rapport aux pays périphériques plus volatils. Cependant, je continue de miser sur les obligations d’entreprises pour plusieurs raisons : les «spreads» restent à des niveaux élevés, les taux de défaut ont sans doute atteint leur sommet et les investisseurs sont récompensés de leur prise de risque avec des bons taux de rendement sur les obligations d’entreprise.
Plus d'articles du même thème
-
Volkswagen songe à supprimer jusqu’à 100.000 emplois dans le monde
La refonte du groupe automobile, qui toucherait l’ensemble de ses marques, entraînerait des réductions supplémentaires de coûts et des investissements révisés à la baisse. -
Le tribunal arbitral apporte un premier soulagement à Scor dans l'affaire Covéa
Par une décision rendue jeudi 25 juin, le tribunal arbitral met un terme à près de quatre ans de conflit entre Scor et Covéa portant sur des accords de rétrocession en réassurance vie. Une avancée pour le réassureur dont le cours de Bourse avait souffert de l’affaire, mais pas la fin de l’histoire. D’autres procédures liées sont encore en cours. -
Les fonds Obligations Euro toutes maturités à la loupe #172
La tendance baissière se poursuit sur ces fonds avec une moyenne des performances sur douze mois de +1,91%. -
Wall Street prospecte le filon des activités que l'IA ne pourra pas remplacer
Casinos, complexes de loisirs : outre-Atlantique, un nombre croissant d'investisseurs s'entiche du "location based entertainment", ces loisirs et expériences physiques ancrés dans un lieu précis. -
PARTENARIATAccalmie géopolitique : pourquoi les métaux stratégiques restent sous pression
Ormuz rouvre, mais le déficit d'aluminium et les goulets d'extraction persistent. Quel impact sur les portefeuilles -
PARTENARIATLes trois leviers structurels qui maintiennent les marchés mondiaux de l'énergie en équilibre
Entre choc et résilience, la crise au Moyen-Orient offre l’opportunité d’analyser comment les marchés énergétiques s'adaptent grâce à des mécanismes structurels.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
- Mubadala Capital veut s’offrir Pierre & Vacances sous conditions très strictes
- Generali Investments renforce ses forces commerciales en France
- Sycomore atteint les 10 milliards d’euros d’encours
Contenu de nos partenaires
-
« Un vote historique » : comment Zohran Mamdani a réussi à geler les loyers à New York
Jeudi soir, une commission de la Ville a voté le gel des loyers des logements régulés. Un vote historique sur une promesse de campagne du maire démocrate, mais controversé -
Pourquoi le gouvernement reporte l'examen du projet de loi « Etat local »
Face à l’opposition des élus locaux et des experts, le gouvernement de Sébastien Lecornu recule sur un transfert inédit de fonctionnaires à l’autorité préfectorale -
Défaillances dans l’enseignement supérieur privé : un nouveau rapport accablant
Un nouveau rapport d’inspection publié ce vendredi constate des dérives et formule des propositions pour mieux réguler le secteur de l'enseignement supérieur privé. Quelque 400 000 étudiants y sont scolarisés