« Nous avons sensiblement réduit notre exposition au crédit »
Isabelle Rome, gérante crédit chez Dexia AM
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Tân Le Quang
Le risque souverain en zone euro peut-il affecter le marché primaire du crédit ?
Isabelle Rome: Le risque souverain est clairement un catalyseur de volatilité qui peut sensiblement influencer le calendrier des émissions pour tenir compte de l’aversion pour le risque des investisseurs. En mai, le marché primaire du crédit en euro s’est pratiquement tari avec 4 milliards d’euros d'émissions (uniquement des sociétés non financières) contre une moyenne mensuelle cette année de 40 milliards. Spécifiquement, le risque souverain renchérit la prime de risque exigée pour les émetteurs directement liés aux pays sensibles. Néanmoins, étant donné l’évolution des taux sur un an, le coût de financement pour de nombreux émetteurs n’est que marginalement plus élevé quand il n’est pas plus faible actuellement! De plus, la fermeture momentanée du marché primaire n’est pas une réelle menace car les sociétés sont riches en liquidités, elles ont préfinancé les échéances à venir et utilisent d’autres sources de financement comme les emprunts bancaires. Ceci s’applique plus aux sociétés non financières qu’aux banques. Depuis des mois, les banques directement liées aux pays sensibles utilisent davantage les obligations garanties par l’Etat, les obligations sécurisées, les placements privés et les facilités de la BCE que le marché primaire traditionnel.
Quelle est votre stratégie d’investissement ?
Depuis deux mois, nous avons sensiblement réduit notre exposition au crédit (neutre) en prenant profit après une performance impressionnante des primes de risque. Notre stratégie tient compte d’une valorisation de long terme moins généreuse, d’un momentum incertain (risque souverain, impact des mesures d’austérité, nouvelles réglementations de type ‘résolution’), de la fin du désendettement des sociétés non financières qui vont davantage rémunérer l’actionnaire.
A l’occasion de la mise à jour de sa doctrine sur le gouvernement d’entreprise, le régulateur rappelle que 24 de ses recommandations ont déjà été intégrées dans le code Afep-Medef ou dans le guide d’application du Haut comité de gouvernement d’entreprise.
Kevin Warsh, qui passait un «examen» en ouverture du Symposium de Jackson Hole après avoir été critiqué pour son manque de clarté sur l’inflation en juillet, a tenté de se rattraper. Et fait pencher le marché en faveur d’une hausse de taux dès la prochaine réunion.
L'agence de notation a revu ses prévisions de déficit à la hausse et prévoit que la dette publique pourrait atteindre 122,7% du PIB en 2028, contre 115,7% en 2025.
Des dizaines de comptes professionnels Qonto ont été bloqués alors que la fintech attend sa licence bancaire. Selon Qonto, ces verrouillages ne sont pas en lien avec sa demande d'agrément, mais dus à un renforcement des contrôles lié à la croissance de l'entreprise.
Si les candidats de gauche ont appelé à plus de justice fiscale et à taxer davantage les grandes entreprises, l'allègement de certaines charges, comme les impôts de production, et davantage de simplification ont rencontré un certain consensus.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Vendredi 28 août au soir, un important incendie a été provoqué par une frappe de drone russe, qui visait un entrepôt contenant des explosifs en périphérie de Kiev. Le bilan s'est alourdit à 37 morts, selon Timur Tkatchenko, le chef de l’administration militaire régionale
Dans le détail, l’accord prévoit le développement de 17 champs stratégiques, qui ont un potentiel de 65 milliards de barils de pétrole. L’investissement serait de plus de 100 milliards de dollars pour plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour Caracas