« Nous avons renforcé nos positions dans les obligations à haut rendement »
Patrick Moonen, stratégiste senior chez ING IM
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Yves-Marc Le Reour
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nk
L’Agefi: Comptez-vous maintenir votre surpondération dans l’obligataire?
Patrick Moonen: Au vu des incertitudes sur la croissance mondiale et sur les solutions à la crise de la zone euro, nous préférons rester surpondérés en obligations, mais ce positionnement pourrait être modifié. En effet, une solution d’ensemble apportée à la crise en zone euro réduirait les flux d’investissement vers les obligations allemandes. De plus, en cas de rebond de la croissance, nous ne pensons pas que les rendements des obligations d’Etat augmenteraient de manière significative. Nous prévoyons une récession en Europe et une croissance en dessous du potentiel aux Etats-Unis. Au sein du portefeuille obligataire, nous avons cependant réalisé certains changements, comme l’introduction de produits de spread (dette des marchés émergents et crédit d’entreprise) en remplacement d’obligations d’Etat AAA. Nous avons augmenté notre positionnement sur la dette des pays émergents du fait de certains signes d’assouplissement monétaire observés en Chine (émissions d’obligations d’Etat locales, recapitalisation des banques, soutien du gouvernement aux PME). Les politiques monétaires de l’Indonésie, de la Turquie et du Brésil se détendent également. Enfin, nous avons renforcé nos positions dans les obligations à haut rendement, considérant que les spreads élevés reflétaient des risques de défaut trop importants.
Qu’est-ce qui motive votre absence sur le compartiment cash et les actifs alternatifs ?
Nous considérons le cash comme partie intégrante de notre portefeuille obligataire. Nous nous intéressons aux investissements alternatifs comme les matières premières et l’immobilier et affichons un positionnement neutre dans les portefeuilles qui peuvent être exposés à ces actifs.
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