« Nous avons accéléré notre mouvement de réduction du risque »
Vincent Treulet, chef stratégiste de BNP Paribas AM
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Comment les récents événements (crise souveraine, baisse de l’euro, chute des actions…) influent-ils sur votre stratégie d’investissement ?
Vincent Treulet : Ils nous ont amené, il y a quelques semaines, à accélérer un mouvement de réduction du risque que nous suivions déjà ces derniers mois. Nous sommes aujourd’hui neutres sur les actions des pays développés, avec encore une préférence pour le marché américain et une sous-pondération de la zone euro, même si nous l’avons réduite suite à la contre-performance de cette région. Nous avons également abaissé notre exposition au crédit et à certaines matières premières comme le pétrole et les matières premières agricoles.
La récente chute des marchés actions justifie-t-elle un renforcement sur cette classe d’actifs ?
Il peut y avoir des rebonds techniques, mais nous ne le pensons pas à moyen terme. Selon nous, la tendance positive qui s’est mise en place à partir de mars-avril 2009 reposait sur une «histoire» très favorable aux actions (baisse des risques systémiques, rebond de la croissance mondiale, croissance des profits des entreprises, politique monétaire accommodante…), qui a permis de reléguer au second plan le problème de la dette souveraine. Cette phase nous semble avoir atteint ses limites, car le risque souverain et ses conséquences (craintes sur l’accès au financement, croissance menacée…) devrait nous accompagner pendant longtemps. Il est à la fois trop généralisé dans les pays développés, et de trop longue durée, pour que les marchés actions puissent à nouveau le laisser de côté et voir leurs multiples réaugmenter. Toujours à moyen terme, nous sommes plus à l’aise sur les marchés actions émergents qui rencontrent des problèmes plus classiques en phase de reprise et donc moins inquiétants.
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