« Nous avons accéléré notre mouvement de réduction du risque »
L’Agefi : Comment les récents événements (crise souveraine, baisse de l’euro, chute des actions…) influent-ils sur votre stratégie d’investissement ?
Vincent Treulet : Ils nous ont amené, il y a quelques semaines, à accélérer un mouvement de réduction du risque que nous suivions déjà ces derniers mois. Nous sommes aujourd’hui neutres sur les actions des pays développés, avec encore une préférence pour le marché américain et une sous-pondération de la zone euro, même si nous l’avons réduite suite à la contre-performance de cette région. Nous avons également abaissé notre exposition au crédit et à certaines matières premières comme le pétrole et les matières premières agricoles.
La récente chute des marchés actions justifie-t-elle un renforcement sur cette classe d’actifs ?
Il peut y avoir des rebonds techniques, mais nous ne le pensons pas à moyen terme. Selon nous, la tendance positive qui s’est mise en place à partir de mars-avril 2009 reposait sur une «histoire» très favorable aux actions (baisse des risques systémiques, rebond de la croissance mondiale, croissance des profits des entreprises, politique monétaire accommodante…), qui a permis de reléguer au second plan le problème de la dette souveraine. Cette phase nous semble avoir atteint ses limites, car le risque souverain et ses conséquences (craintes sur l’accès au financement, croissance menacée…) devrait nous accompagner pendant longtemps. Il est à la fois trop généralisé dans les pays développés, et de trop longue durée, pour que les marchés actions puissent à nouveau le laisser de côté et voir leurs multiples réaugmenter. Toujours à moyen terme, nous sommes plus à l’aise sur les marchés actions émergents qui rencontrent des problèmes plus classiques en phase de reprise et donc moins inquiétants.
Plus d'articles du même thème
-
La facturation électronique entame son compte à rebours décisif
Seules 2 millions d’entreprises, assujetties ou non à la TVA, disposent déjà d’une plateforme agréée de réception de factures contre plus de 10 millions concernées à terme. Avant le couperet du 1er septembre, le temps presse, même si Bercy promet de la mansuétude dans l'appréciation des efforts des entreprises qui rateraient ce premier rendez-vous. -
Thyssenkrupp retrouve des niveaux boursiers inédits de huit ans
Porté par des ventes meilleures que prévu, l’aciériste profite surtout d'un accord imminent avec Bruxelles pour garantir une aide à son site sidérurgique vert de 3 milliards d'euros. -
Allfunds, Schroders et Russell Investments, la vie après le rachat
Le secteur de la gestion d’actifs a été marqué par trois acquisitions majeures depuis le début 2026. Allfunds, Schroders et Russell Investments vont chacun prendre une nouvelle direction après leur adossement. -
La plateforme de financement participatif Tudigo est placée en redressement judiciaire
Une offre de reprise a été publiée par l’entité désignée comme administrateur. -
La volatilité des actions tombe à un plus bas cette année
L’indice Vix de volatilité du S&P 500 a chuté à 14,40, son plus bas depuis janvier, soutenu par l’anticipation de banques centrales moins restrictives et les bons résultats de la tech. -
Valneva face à l'épreuve du second semestre après le revers de l'Ixchiq
Le fabricant de vaccins maintient ses prévisions commerciales mais sa rentabilité se dégrade. Un casse-tête qui nourrit les doutes sur le réel potentiel de croissance du vaccin contre le chikungunya.
ETF à la Une
VanEck s’apprête à lancer un ETF Ucits axé sur l’agroalimentaire
- La finance climatique franchit les 2.000 milliards de dollars
- Pimco et AllianzGI collectent 87 milliards d'euros au premier semestre 2026
- Le fonds souverain norvégien carbure à l'IA
- L&G AM lance le premier ETF UCITS exclusivement dédié aux obligations d’Etat africaines
- Azhar Hussain rejoint le bureau londonien d'Amundi
Contenu de nos partenaires
-
EngrenageAu Yémen, la dangereuse escalade qui menace le détroit de Bab el-Mandeb
Le conflit entre Houthis et forces gouvernementales yéménites s'est réveillé, faisant peser le risque de nouvelles attaques contre les navires empruntant le passage stratégique -
Croyants ou pas, Washington veut des alliés qui défendent le christianisme en Europe
L'administration Trump estime que l'Europe a tourné le dos à l'héritage occidental chrétien. Elle aimerait la ramener sur la bonne voie -
Ainsi soient-ilsAttal, Philippe, Retailleau... et Dieu
Pour la première fois sous la Ve République, la droite et le centre pourraient être représentés à la présidentielle par un non-croyant. Si Bruno Retailleau est un catholique fervent, Edouard Philippe et Gabriel Attal entretiennent une relation distante avec la religion