«Notre position en cash reste positive car les phases d’incertitude ne sont pas terminées»
Alain Pitous, directeur des gestions diversifiées chez Amundi
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Bruno de Roulhac
- L’Agefi : Pourquoi ne surpondérez-vous plus les actions ?
- Alain Pitous: Nous maintenons une opinion favorable sur les actions, mais nous avons décidé de réduire notre exposition à court terme. En effet, les marchés ont beaucoup souffert sur les dernières semaines avec beaucoup d’incertitudes depuis le discours de la Fed du 22 mai. La réduction a porté en grande partie sur les actions émergentes où l’environnement économique se détériore, conjugué à des tensions sur le système interbancaire. En revanche, sur les pays développés, nous commençons à reprendre du risque depuis l’accalmie observée sur les marchés et les déclarations favorables des banquiers centraux.
- Le renforcement de votre poche de cash signifie-t-il une remontée du risque sur les autres actifs ?
- Sur le mois écoulé, le renforcement de la partie cash des portefeuilles répondait à une logique de prudence. Suite aux récentes déclarations qui ont permis aux indices actions de rebondir, mais aussi d’enclencher une baisse des rendements obligataires, nous reprenons du risque dans les portefeuilles. Nous privilégions les actions européennes offrant des bilans sains et des valorisations attractives après la correction des dernières semaines. De même, nous sommes favorables sur les actions américaines et dans une moindre mesure sur les actions japonaises. Sur les obligations, nous renforçons nos positions sur les obligations haut rendement américaines qui offrent de bonnes perspectives.
Pour autant, notre position en cash reste positive car nous pensons que les phases d’incertitudes ne sont pas terminées et la récente hausse du prix du pétrole pourrait impacter d’autres facteurs sur les marchés. La prudence reste de mise.
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