Non affecté par la crise, Scor lève le voile sur des résultats 2007 sans précédent
Porté par les acquisitions de Revios et Converium, le résultat net du groupe de réassurance a progressé de 62 % à 407 millions d’euros
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Virginie Deneuville
Si la crise des marchés de crédit touche de plein fouet le secteur bancaire, celui de la réassurance se révèle peu ébranlé par les turbulences actuelles, comme en témoignent les résultats qui viennent d’être dévoilés mercredi par Scor. «Notre exposition (aux marchés à risque) est marginale», a déclaré Denis Kessler, président du groupe de réassurance. Scor ne présente ainsi «aucune exposition directe» sur les rehausseurs de crédit et le subprime et affiche une «exposition très limitée» de son portefeuille d’investissement à des titres dont la notation est rehaussée par des monoliners (80 millions d’euros, soit 0,42 % du total des actifs investis) ou liés à la crise du marché hypothécaire à risque (51,7 millions d’euros, soit 0,27 %).
Dans ce contexte, «le groupe a réalisé une très bonne année 2007 et publie des chiffres records en termes de bénéfice et de rentabilité pour les actionnaires», s’est félicité Denis Kessler. Sur la base d’un chiffre d’affaires en progression de 62 % à 4,76 milliards d’euros, le bénéfice net a crû de 62 % à 407 millions d’euros, porté par les récentes acquisitions du groupe de réassurance-vie allemand Revios fin 2006 et du réassureur suisse Converium en août 2007. Ce dernier a ainsi contribué à hauteur de 131 millions d’euros au résultat opérationnel du groupe, qui s’établit à 576 millions d’euros. «Ces résultats se révèlent supérieurs aux attentes», souligne un analyste.
Alors que la marge opérationnelle dans les activités vie s’est améliorée à 7,6 %, contre 7,5 % un an plus tôt, le ratio combiné dans les activités dommages s’est en revanche dégradé, passant de 96,4 à 97,3 %, face à une année 2006 marquée par une faible sinistralité.
Au-delà des résultats publiés, la situation capitalistique du groupe constitue également un élément rassurant pour le marché. «A ce stade, le groupe n’a pas besoin de financement pour soutenir le niveau de notation actuel et mettre en œuvre son plan stratégique», a souligné Scor, dont les capitaux permanents s’élevaient à 4,4 milliards d’euros à fin décembre 2007.
L’intégration de Revios et Converium devrait permettre de dégager 35 millions d’euros d’économies dès 2008, le montant total des synergies de coûts avant impôts à horizon fin 2009 devant s’élever à 68 millions d’euros.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Avant même la présentation de sa copie devant le Parlement, le Premier ministre recule sur une mesure d'économies qu'il avait lui-même annoncée qui devait passer par décret. Un arbitrage au goût amer pour les partisans de la nécessaire réduction du déficit
Première conséquence visible d’El Niño à ce jour, l’autorité du canal du Panama a annoncé une réduction du nombre de bateaux transitant par l'isthme en raison de la sécheresse