Nexity et La Française AM créeront fin novembre leur coentreprise
Le promoteur immobilier Nexity et La Française AM font alliance. «L’opération sera effective juridiquement d’ici fin novembre », révèle à L’Agefi Xavier Lépine, président du directoire de la société de gestion (ex-UFG-LFP).
Par apport partiel d’actifs, avec un effet rétroactif au 1er janvier, l’opération se traduira par la création d’«une holding commune couvrant les activités de property (gestion immobilière d’entreprises, ndlr) d’UFG Property Managers (PM) et de Nexity Saggel PM et celles de transactions immobilières tertiaires de Colliers-UFG PM et de Keops, détaille-t-il. Nexity détiendra 75% de l’ensemble et La Française AM 25%.» Contactée par L’Agefi, Nexity n’a pu commenter cette information : la filiale cotée de BPCE attend l’approbation des autorités de la concurrence. Du côté de la filiale d’asset management de Crédit Mutuel Nord Europe, ce partenariat illustre sa logique de recentrage sur la gestion financière (L’Agefi Hebdo du 20 octobre). La Française AM conserve ainsi sa gestion d’actifs immobiliers, où elle est numéro deux en France après Amundi, avec 5,8 milliards d’euros d’encours et 24% de part de marché des SCPI.
De son côté, Nexity reçoit le renfort des activités de Colliers UFG-PM qui gère 4 millions de m², mais aussi de 200 salariés qui vont le rejoindre pour former un ensemble d’environ 500 personnes au total.
En gestation depuis le premier trimestre, ce rapprochement donne corps au numéro quatre français des services immobiliers aux entreprises, derrière CB Richard Ellis (CBRE), BNP Paribas Real Estate et Jones Lang Lasalle. Pourtant, la consolidation attendue en France, après le rachat d’ING Real Estate Investment Management par CBRE et de King Sturge par Jones Lang LaSalle, n’a rien d’évident dans le contexte de marché actuel.
Ainsi, Saint Georges Participations a décidé de ne pas donner suite à l’OPA qu’il devait réaliser pour le compte de BNP Paribas Real Estate sur sa filiale cotée à Londres, DTZ. Le groupe bancaire français, qui vient d’annoncer une réduction de la taille de son bilan et doit se préparer à de nouvelles exigences réglementaires, a dû renoncer à constituer un nouveau géant européen, avec une marque forte au Royaume-Uni et une bonne ouverture sur l’Asie. D’autres pourraient en profiter. Sa dette renégociée, DTZ serait malgré tout toujours à vendre.
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