Natixis PE mise sur la diversification, tant en termes d’activité que de géographie
La société de capital-investissement entend poursuivre son développement à l’international et le déploiement de son activité fonds de fonds
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Virginie Deneuville
L’international constitue l’un des deux axes de développement stratégique de Natixis Private Equity. Après avoir créé en 2007 deux équipes, l’une dédiée aux petits LBO en Inde, Lauris Capital Partners, et l’autre spécialisée dans le capital-risque en Chine, Ventech China, trois levées de fonds sont actuellement en préparation en dehors des frontières hexagonales : en Espagne tout d’abord avec MCH III dont l’objectif est de 300 millions d’euros, en Allemagne ensuite avec Finatem II visant 200 millions d’euros et enfin en Chine avec NPE China Fund II ciblant 200 millions de dollars. «L’international représente 33 % de nos capitaux gérés, une part stable sur les dernières années puisque les activités françaises progressent également», relève Pierre Hervé, secrétaire général de Natixis Private Equity.
Le déploiement du groupe passera également par un renforcement de ses activités de fonds de fonds, qui représente actuellement 15 % de ses capitaux sous gestion. «Cette activité est une continuation logique pour Natixis Private Equity, puisque l’on est amené à rencontrer beaucoup d’équipes via notre développement international. Elle s’inscrit dans une logique de diversification de notre modèle d’activité», explique Pierre Hervé, précisant que l’activité principale du groupe restera néanmoins l’investissement direct. Natixis Private Equity entend ainsi renforcer son équipe européenne dédiée à cette activité, Dahlia Europe, lever un fonds de fonds en Asie (Eagle Asia Partners) et créer une équipe fonds de fonds aux Etats-Unis (NPE Caspian). «Nous souhaitons disposer de personnes locales pour investir localement», précise Pierre Hervé.
Si Natixis Private Equity est parvenu en 2007 à dépasser son objectif de croissance de 10 % des capitaux gérés, en affichant une progression de ces derniers de 16,3 % à 3,6 milliards d’euros, les investissements, quasi stables à 615 millions d’euros, n’ont pas crû de 16 % comme initialement prévu dans le contexte de crise actuel. Portées par le dynamisme du premier semestre, les cessions se sont maintenues à un niveau élevé, marqué par des plus-values nettes de 368 millions d’euros à fin décembre, contre 355 millions un an plus tôt. Le résultat net part du groupe a finalement progressé de 16 % à 253 millions d’euros.
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