Natixis lance le processus de vente de Sélection 1818
Les rumeurs sur une cession totale ou partielle de Sélection 1818 couraient depuis quelques temps déjà, mais cela a été officialisé récemment par la direction elle-même. Dans une lettre envoyée à ses clients, la plate-forme de fonds dédiée aux conseillers de gestion de patrimoine (CGP), filiale de La Banque Privée 1818 au sein du groupe Natixis, a indiqué que son actionnaire avait confié «à une banque d’affaire un mandat de revue de nos options stratégiques qui pourraient conduire à une recomposition du capital de Sélection 1818», révèle vendredi matin Newsmanagers (Groupe Agefi). Dans sa lettre, Napoleon Gourgaud, directeur général de Sélection 1818, indique avoir «récemment reçu des marques d’intérêts de la part de compétiteurs et autres acteurs qui souhaitent se renforcer sur ce marché» des CGP.
La société précise qu’elle détient 6,3 milliards d’euros d’encours investis pour les 2/3 dans des supports d’assurance vie et 1/3 en comptes titres pour le compte de plus de 35 000 clients. La plateforme travaille aujourd’hui avec près de 650 courtiers et CIF parmi les plus actifs du marché.
L’annonce intervient alors que Natixis a dévoilé lundi un nouveau plan stratégique dans lequel l’activité de gestion et de banque privée a été remodelée et renommée, avec des objectifs de collecte à 3 ans. Banque Privée 1818 a, par exemple, pris le nom de Natixis Wealth Management. Lors de la journée avec les analystes, Jean Raby, patron du pôle épargne et gestion d’actifs, a ainsi précisé que l’activité de private banking et de wealth management, jugée trop peu rentable, allait changer de stratégie. L’activité travaillera davantage avec le métier de banque d’investissement et de financement de Natixis pour offrir des capacités de crédit aux clients fortunés, mais sera également rationalisée. Jugeant ce pôle trop «dispersé», et ne pouvant plus «travailler pour tous types de clients», une plus forte segmentation de la clientèle sera opérée avec pour objectif de la faire monter en gamme. «Nous devons aussi avoir des process plus efficaces» a dit Jean Raby.
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