Natixis et Axa pourraient faire cause commune dans la gestion d’actifs
La France va-t-elle se doter d’un deuxième géant de la gestion d’actifs ?Après la constitution d’Amundi, leader européen incontesté, un ensemble regroupant les filiales spécialisées de Natixis et d’Axa serait à l’étude, ont confirmé à L’Agefi des sources financières concordantes.Car l’ère des mastodontes a commencé dans le secteur en Europe où la concentration, surtout outre-Manche, bat déjà son plein.Les deux entreprises ne commentent pas mais le schéma serait assez avancé. Une fusion de leurs deux structures pourrait en résulter.Quant à la parité, en débat, elle pourrait donner à Natixis Asset Management, la plus grosse et rentable des deux, une majorité du capital.L’ensemble pèserait plus de 1.500 milliards d’euros d’actifs gérés, ce qui le situerait aux premiers rangs mondiaux par la taille… mais pas par la rentabilité.Quoiqu’à un niveau fort honorable par rapport à d’autres secteurs, la gestion d’actifs voit ses marges s’éroder pour cause de taux bas, d’une régulation coûteuse, enfin de la percée de produits qui se bornent à reproduire les indices tout en affichant des performances compétitives pour un coût bien inférieur.D’où une marginalisation relative de cette activité dans le modèle économique de grands du secteur, notamment assureurs.La décision d’Axa de s’alléger ne surprend donc pas mais serait délicate à gérer en affichage.Après sa décision de sortir en partie des Etats-Unis, un nouveau désinvestissement d’envergure sans contrepartie poserait un problème de lisibilité de sa stratégie. Pour le groupe Natixis/BPCE, l’opération collerait à la stratégie de se renforcer dans ce métier. Mais les synergies de coûts possibles n’iraient pas sans risque d’exécution élevés.
Plus d'articles du même thème
-
Volkswagen doit répondre à des injonctions contradictoires
Alors que son actionnaire de référence, Porsche SE, exhorte le groupe à accélérer ses prises de décision pour sortir du marasme, la résistance des salariés et des syndicats se renforce. -
Le manque d’audace pénalise Swiss Re et Munich Re
Malgré des résultats financiers en hausse sur les six premiers mois de l’année, les deux premiers réassureurs mondiaux ont été sanctionnés en Bourse à l’issue de leurs publications semestrielles. Ils n’ont pas su répondre aux attentes des investisseurs, particulièrement exigeants sur les perspectives. -
AllianzGI devient un nouvel émetteur d’ETF sur SIX Swiss Exchange
L’opérateur de la Bourse suisse compte désormais 37 émetteurs d’ETF. -
Le Suisse Cinerius se renforce au Luxembourg en rachetant le gestionnaire de fortune Nordlux
Le groupe suisse Cinerius, déjà implanté au Luxembourg via GSLP, franchit une nouvelle étape stratégique en acquérant Nordlux. Les deux entités, positionnées au Grand-Duché, devraient se rapprocher et représenter une structure de 1,5 milliard d'euros sous gestion. -
L'espace, nouvelle frontière des centres de données
Satelliser des infrastructures cloud permettrait d'apporter une solution aux contraintes terrestres (disponibilité énergétique, foncier, accès à l'eau) susceptibles d'entraver le développement spectaculaire de l'intelligence artificielle (IA). -
L’économie américaine a détruit des emplois en juillet
Le marché du travail s’est contre toute attente affaibli le mois dernier aux Etats-Unis, avec 23.000 pertes d’emplois. Les actions accélèrent à la hausse, les taux se resserrent et le dollar recule. La hausse de taux de la Fed de septembre se trouve remise en question.
ETF à la Une
Fineco AM lance trois ETF Ucits avec Amundi
- BlackRock lance la tokenisation de ses fonds monétaires UCITS en Europe
- Amundi va retirer 26 parts d’ETF Ucits de la cote à la Bourse de Londres
- AllianzGI accélère son expansion en Asie avec l'acquisition d'UOB Asset Management
- Oddo BHF met la main sur la plateforme de services aux fonds Ifsam
- Apollo va créer un pôle stratégique pour l’innovation
Contenu de nos partenaires
-
Les « MacronLeaks », première ingérence électorale massive… et ce qu’elle dit du risque pour 2027
En 2017, Emmanuel Macron avait été visé par un vaste piratage attribué à la Russie. Autre époque, autres modes opératoires… Mais des leçons pour la campagne qui s’ouvre, menacée par les ingérences -
Au Venezuela, des pourparlers décisifs s’amorcent dans l'ombre insistante de Washington
Des négociations portant sur l’avenir politique de Caracas s’ouvrent sept mois après la capture de Nicolas Maduro. Le pouvoir en place et l’opposition redoutent l'ingérence américaine -
« Un basculement » : le vertigineux déséquilibre des rapports commerciaux entre la France et la Chine
La Chine représente à elle seule plus de 80 % du déficit commercial de la France, avec 50,3 milliards d’euros de déficit pour la France, sur un total de 59,8 milliards d’euros de déficit commercial extérieur