Michel Barnier présente sa feuille de route en vue du Brexit

Michel Barnier
 -  Bloomberg

La Commission européenne a adressé aujourd’hui au Conseil qui réunit les représentants des Etats de l’Union européenne sa feuille de route pour mener à bien les négociations sur le Brexit. Cette «recommandation» détaille les sujets qu’il importe de traiter avant toute chose «pour assurer une retrait ordonné du Royaume-Uni de l’Union européenne», selon la Commission.

La question de la relation future entre le Royaume-Uni et l’Union «ne doit pas être discutée dans l’immédiat, nous devons d’abord établir une base solide», a déclaré ce matin Michel Barnier, le négociateur européen en chef sur le Brexit. Ce sera aux chefs d’Etat et de gouvernement de déterminer si les discussions ont suffisamment progressé sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union pour commencer à parler des relations futures entre Londres et Bruxelles.

Le mandat juridique adopté aujourd’hui par la Commission complète les orientations politiques adoptées par les chefs d’Etat et de gouvernement européens le week-end dernier. La première priorité de la Commission est la préservation du «statut et des droits» des citoyens de l’Union européenne installés au Royaume-Uni et des ressortissants britanniques qui vivent sur le continent.

La Commission recommande ensuite de s’attaquer à la question du «règlement financier» entre le Royaume-Uni et l’Union. Un règlement aujourd’hui source de tensions. David Davis, le ministre du Brexit, a indiqué mercredi qu’il n'était pas question que le Royaume-Uni paie une facture de 100 milliards d’euros, montant brut avancé ce matin par le Financial Times. Selon le FT, les négociateurs européens ont intégré dans leurs estimations, à la demande de plusieurs Etats membres, des coûts supplémentaires liés au secteur agricole et au fonctionnement administratif de l’Union en 2019 et 2020. La facture nette du Brexit était jusqu'à présent évaluée à environ 60 milliards d’euros.

Viendront ensuite les problèmes de transition juridique ainsi que le traitement des cas spécifiques de l’Irlande du Nord et de Chypre.

La recommandation doit être formellement adoptée par le Conseil de l’Union européenne le 22 mai avant l’ouverture formelle des négociation avec Londres, qui devrait avoir lieu après les élections législatives britanniques le 8 juin prochain.

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