Meeschaert repart à l’offensive en France
Discret ces derniers temps, Meeschaert refait parler de lui par une acquisition modeste, mais qui atteste d’une volonté de développement. Le gérant de fortune indépendant, fondé à Lille en 1935, a annoncé mardi l’acquisition d’EFG Assurances, la filiale de courtage en assurance vie de la banque privée suisse EFG International.
«La séparation des activités de gestion privée et de family office mise en place cette année, avec deux directions distinctes, illustre les ambitions renouvelées de Meeschaert sur ces deux activités. Parallèlement à notre croissance organique, nous sommes à l’affût d’acquisitions», confirme Maxime Vermesse, qui vient de rejoindre le groupe en tant que membre du directoire et directeur de la gestion privée. Ce responsable est l’ancien directeur général de… EFG Banque Privée France, jusqu’à ce que son mandat se termine au début du printemps dernier – suite à la décision du suisse de céder la quasi-totalité de ses activités françaises. Charles Bienaimé, autre membre du directoire de Meeschaert, se consacrera désormais exclusivement à l’activité de family office, créée en 2003.
Le montant de la transaction n’est pas précisé. «L’acquisition d’EFG Assurances ne va pas transformer Meeschaert. Mais elle renforce certains segments de clientèle et le poids de certaines zones géographiques», indique Maxime Vermesse. Le groupe français gère un peu plus de 3 milliards d’euros. Il ne divulgue pas le montant des encours apportés par la filiale d’EFG.
En revanche, l’opération lui permet de se renforcer en Ile-de-France (la région Nord Pas-de-Calais étant son second marché) et en particulier auprès d’une clientèle plus jeune que la moyenne en gestion de fortune, néanmoins dotée d’un patrimoine important. Sous-entendu: beaucoup d’entrepreneurs toujours actifs, donc susceptibles de générer une activité commerciale importante en banque privée. Cela dit, «l’opération consiste en l’acquisition d’une structure juridique, pas d’un fonds de commerce. C’est donc à nous de convaincre les clients d’EFG Assurances de nous faire confiance», précise Maxime Vermesse.
De son côté, EFG poursuit son désengagement de France. Cette décision avait été prise en début d’année, dans le cadre de la restructuration du groupe. L’expérience française n’aura donc guère duré, puisque son installation datait de 2008, suite à l’acquisition de Sycomore Gestion Privée.
Plus d'articles du même thème
-
Les assureurs se préparent à un été très chaud
Face à l’accroissement de la sinistralité climatique d’année en année, la solidité financière des assureurs est-elle suffisante pour permettre au secteur d’absorber un choc extrême ? C’est ce qu’ont voulu mesurer les analystes de S&P en modélisant les effets d’un événement extrême. L’arrivée d’un super El Niño cet été pourrait concrétiser certaines projections. -
La Bourse américaine plie sous le poids de la tech
Le rebond du Nasdaq a fait long feu. Mardi, l’indice à forte composante technologique a accusé une nouvelle chute, après celle de plus de 4% vendredi, la pire depuis avril 2025. L’euphorie sur le secteur des semi-conducteurs atteint ses limites mais la tech est aussi vulnérable aux taux. -
Les méga-IPO hypnotisent Wall Street
Alors que SpaceX sera coté à partir de vendredi 12 juin à Wall Street, et qu’Anthropic et OpenAI ont officialisé leurs projets de cotation, ces introductions en Bourse géantes soulèvent de nombreuses questions, tant sur les performances à venir que leur impact sur le marché. -
Safran renforce sa présence dans l’industrie allemande de la défense
Le groupe français va investir 50 millions d’euros dans une nouvelle usine de fabrication d’équipements électroniques à Ludwigsburg, près de Stuttgart. -
Carmignac recrute Frédéric Jeanmaire pour muscler sa gestion actions
Le gestionnaire indépendant renforce sa présence à Londres et prépare un nouveau fonds européen. -
La Banque d’Indonésie relève ses taux pour défendre la roupie et sa crédibilité
Cette décision inattendue est plutôt bien perçue, car elle renforce l’image volontariste de la banque centrale qui pourrait choisir de poursuivre cette politique restrictive. Toutefois, cette seule mesure peut s'avérer insuffisante pour stabiliser durablement la devise.
ETF à la Une
WisdomTree rejoint la course aux ETF spatiaux en Europe
- Derrière l’affaire Uzès Gestion, la délicate question de la direction de fait
- La stratégie d'investissement de détail européenne provoque une poussée de fièvre côté français
- L'allègement du reporting ESG divise à Bruxelles
- RockFi s'appuie sur BlackRock pour démocratiser la personnalisation du conseil
- Amundi compte une nouvelle administratrice indépendante
Contenu de nos partenaires
-
Seul en scèneAffaire Lyhanna : Gérald Darmanin peut-il tenir ?
Sur la sellette depuis une semaine, le garde des Sceaux campe sur sa ligne de défense, pointant les responsabilités individuelles dans cet échec judiciaire. Mais la pression va crescendo, à la mesure de la colère des Français -
Comparaisons n'est pas (toujours) raisonJustice : le manque de moyens a bon dos
EN CHIFFRES. Malgré une hausse notable des crédits et des effectifs sous Emmanuel Macron, la justice française peine à rattraper son retard numérique et reste à la traîne en nombre de magistrats face à ses voisins européens -
StatistiqueDates de la présidentielle 2027 : Emmanuel Macron n'est pas encore en retard
Les Français voteront-ils le 11 avril et le 25 avril 2027 ? Ou bien le 18 avril et le 2 mai ? Emmanuel Macron n'a pas encore tranché, mais certains de ses prédécesseurs ont pris plus de temps que lui