Le groupe français de gestion privée a acquis la filiale de courtage d’assurance vie du suisse EFG International
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Antoine Landrot
Discret ces derniers temps, Meeschaert refait parler de lui par une acquisition modeste, mais qui atteste d’une volonté de développement. Le gérant de fortune indépendant, fondé à Lille en 1935, a annoncé mardi l’acquisition d’EFG Assurances, la filiale de courtage en assurance vie de la banque privée suisse EFG International.
«La séparation des activités de gestion privée et de family office mise en place cette année, avec deux directions distinctes, illustre les ambitions renouvelées de Meeschaert sur ces deux activités. Parallèlement à notre croissance organique, nous sommes à l’affût d’acquisitions», confirme Maxime Vermesse, qui vient de rejoindre le groupe en tant que membre du directoire et directeur de la gestion privée. Ce responsable est l’ancien directeur général de… EFG Banque Privée France, jusqu’à ce que son mandat se termine au début du printemps dernier – suite à la décision du suisse de céder la quasi-totalité de ses activités françaises. Charles Bienaimé, autre membre du directoire de Meeschaert, se consacrera désormais exclusivement à l’activité de family office, créée en 2003.
Le montant de la transaction n’est pas précisé. «L’acquisition d’EFG Assurances ne va pas transformer Meeschaert. Mais elle renforce certains segments de clientèle et le poids de certaines zones géographiques», indique Maxime Vermesse. Le groupe français gère un peu plus de 3 milliards d’euros. Il ne divulgue pas le montant des encours apportés par la filiale d’EFG.
En revanche, l’opération lui permet de se renforcer en Ile-de-France (la région Nord Pas-de-Calais étant son second marché) et en particulier auprès d’une clientèle plus jeune que la moyenne en gestion de fortune, néanmoins dotée d’un patrimoine important. Sous-entendu: beaucoup d’entrepreneurs toujours actifs, donc susceptibles de générer une activité commerciale importante en banque privée. Cela dit, «l’opération consiste en l’acquisition d’une structure juridique, pas d’un fonds de commerce. C’est donc à nous de convaincre les clients d’EFG Assurances de nous faire confiance», précise Maxime Vermesse.
De son côté, EFG poursuit son désengagement de France. Cette décision avait été prise en début d’année, dans le cadre de la restructuration du groupe. L’expérience française n’aura donc guère duré, puisque son installation datait de 2008, suite à l’acquisition de Sycomore Gestion Privée.
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