Maurel & Prom veut augmenter le niveau de sa production pétrolière
2008 sera encore une année de transition après la restructuration du portefeuille d’actifs du spécialiste de l’exploration
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Yves-Marc Le Réour
Réorientation géographique importante pour Maurel & Prom en 2007. Outre des arbitrages effectués dans la gestion de son portefeuille minier, l’année dernière a en effet été marquée par la cession des actifs congolais au groupe pétrolier italien Eni, d’où un quadruplement du résultat net à 765,8 millions d’euros. Ces variations de périmètre, la baisse de la production colombienne et la dépréciation du dollar contre l’euro ont fait reculer de 11 % le chiffre d’affaires à 289,5 millions d’euros en dépit de la hausse de 10 % des prix de l’or noir ; la production pétrolière représentait 73 % de l’activité du groupe, le reste étant lié aux opérations de forage à travers la filiale Caroil. Le recul du résultat opérationnel (23,3 millions contre 83,3 millions en 2006) est dû essentiellement à des dépenses d’exploration, à des dépréciations sur deux champs congolais et gabonais, ainsi qu’à des charges liées à la restructuration des opérations en Colombie et à la réévaluation du peso.
Le groupe très décentralisé « entend créer de la valeur en découvrant des gisements dans de nouvelles zones géographiques ou dans des champs anciens grâce aux progrès technologiques, la décision d’exploiter en direct les réserves trouvées ou de les céder étant ensuite une affaire d’opportunités », souligne le PDG Jean-François Hénin. La cession des champs congolais à Eni, qui a contribué au quasi-doublement des capitaux propres (1,06 milliard d’euros à fin décembre), va également permettre d’accélérer le programme d’exploration du groupe afin de doper ses réserves (126 millions de barils équivalent pétrole fin 2007). Au cours des dis-huit prochains mois, Maurel & Prom prévoit ainsi le forage de 24 puits fermes et de 20 puits optionnels, ce qui représentera un investissement global de l’ordre de 200 millions d’euros, « afin d’atteindre dès la mi-2009 une production de 30.000 barils par jour », précise le PDG, à comparer à un rythme de 14.000 barils début 2008. La mise en production du champ d’Onal au Gabon prévue pour octobre 2008 « atteindra vite 15.000 barils par jour », poursuit celui-ci. « En l’absence de charges exceptionnelles importantes, le résultat opérationnel devrait de nouveau progresser en 2008 avec un maintien prévu du dividende et une poursuite des rachats d’actions», conclut-il. Le titre a gagné 1,85 % hier contre une progression de 1,26 % du DJ Stoxx 600.
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