Mario Draghi souligne que la politique monétaire « ne peut pas tout faire »
Le président de la BCE a indiqué que « tous les scénarios » sont à l’étude pour faire face à la perte éventuelle d’une ou plusieurs notes AAA
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Florence Autret
Mario Draghi. Photo: Michele Tantussi/Bloomberg
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De retour devant la commission des Affaires économiques et monétaires moins de deux semaines après son discours remarqué sur l’intérêt d’une «union fiscale», Mario Draghi s’est montré satisfait mais pas enthousiaste des progrès réalisés lors du sommet européen des 8 et 9 décembre. «Les fondations d’un pacte fiscal ont été posées», a estimé le président de la Banque centrale européenne, saluant «un signal clair montrant la bonne trajectoire».
Mais le traité entre pays membres de la zone euro dont un premier projet a commencé à circuler à la fin de la semaine dernière ne reprend qu’«une partie du Six Pack», la réforme du pacte de stabilité et de croissance adoptée par les Vingt-Sept cet automne. Mario Draghi a notamment admis que l’aspect macroéconomique avait été laissé de côté, et il a souligné la difficulté à transposer en droit un programme de convergence macroéconomique. «Ce n’est pas facile, c’est même le plus difficile conceptuellement», a-t-il tenu à préciser.
Mario Draghi a par ailleurs encouragé les gouvernements à poursuivre leurs programmes d’austérité. «Nous voyons le début d’effets positifs sur le marché. Mais ce n’est pas assez», a-t-il dit. La BCE fait sa part, en maintenant ouvert les canaux de financement bancaire de l’économie via ses opérations de fourniture de liquidité. «La politique monétaire ne peut pas tout faire», a-t-il insisté en direction de ceux qui insistent pour voir la banque augmenter ses interventions sur le marché des souverains. «Il n’y a pas d’arbitrage (à faire) entre austérité et croissance», a-t-il dit, même si la première crée une «contraction à court terme inévitable».
«Vous avez besoin d’un pare-feu disposant des moyens et de la taille appropriés», a-t-il enfin insisté, rappelant que la BCE mettait son infrastructure au service du Fonds européen de stabilité financière pour lui permettre de commencer ses opérations plus rapidement. La BCE travaille par ailleurs sur «tous les scénarios possibles» en cas de perte du triple A par un ou plusieurs participants au fonds ou par le fonds lui-même. «L’augmentation de l’enveloppe financière devrait (alors) se faire plus rapidement que prévu», a dit le président de la BCE. La réévaluation des besoins du Mécanisme européen de stabilité doté de 500 milliards a priori est prévue pour l’instant en mars 2012.
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