Mario Draghi souligne les bénéfices de l’annonce des OMT
Depuis la Slovénie, où la BCE a tenu jeudi une réunion de son conseil des gouverneurs, Mario Draghi a réaffirmé son engagement à soutenir le marché obligataire en euro, rappelant que l’activité demeurait faible. «A présent, il est essentiel que les gouvernements continuent à mettre en œuvre les étapes nécessaires pour réduire à la fois les déséquilibres budgétaires et structurels et poursuivre les mesures de restructuration du secteur financier», a t-il ajouté.
Le programme OMT annoncé début septembre par le patron de la BCE, a été présenté comme le «bazooka» longtemps espéré pour régler la crise de la dette dans la zone euro. «Les OMT (...) ont aidé à apaiser de telles tensions (sur les marchés financiers) ces dernières semaines, atténuant de ce fait les craintes de concrétisation de scénarios catastrophes», a souligné Mario Draghi. Mais l’un des Etats membres qui en aurait le plus besoin, l’Espagne, hésite pour l’instant à y faire appel, ce qui interdit pour l’heure à la BCE d’activer son nouveau dispositif. «La décision (de solliciter une aide) dépend entièrement des gouvernements. La BCE a fait ce qu’il était possible de faire et les OMT créeront un environnement favorable à des réformes (...) mais l’initiative revient aux gouvernements», a expliqué Mario Draghi.
La BCE a en outre maintenu, comme prévu par la plupart des experts, son taux directeur à 0,75%. Depuis juillet dernier, le taux de refinancement se situe à un plus bas historique. De nombreux économistes tablent sur une réduction de ce taux d’un quart de point, à 0,5%, en novembre ou décembre. Mais lors de sa conférence de presse, à l’issue de la réunion de la BCE, son président, Mario Draghi, a laissé entendre qu’une réduction du taux directeur à brève échéance n’avait pas été discutée lors du conseil des gouverneurs.
Plus d'articles du même thème
-
Le pétrole hésite face aux baisses et regains de tension entre l'Iran et les Etats-Unis
Oscillant autour de 90 dollars le baril, le pétrole brut monte avec les bombardements et descend avec les annonces de négociations. Toutefois, les stocks commencent à baisser, risquant de ne plus compenser le manque d'offre. -
Neura Robotics boucle un tour de table record de 1,4 milliard de dollars auprès d'Amazon, Nvidia et Tether
La start-up allemande de robotique a bouclé, mercredi 10 juin, un tour de série C qui la valoriserait 7 milliards de dollars. -
La Cour des comptes vole au secours de la niche Copé
Malgré son coût élevé, la niche Copé conserve les faveurs de la Cour des comptes. La juridiction financière juge ce dispositif fiscal utile pour préserver la compétitivité française. -
Le Groupe Orion se dote d'une société de gestion
L’acteur de la gestion de patrimoine présent en B2B via une plateforme et en B2C avec un réseau de cabinets rachète Fideas Capital, un gérant aux 800 millions d'euros d'encours spécialisé dans la gestion quantitative. -
L’heure du choix approche pour UniCredit sur Commerzbank
La banque italienne est en mesure de détenir au moins 40% de sa rivale allemande, ce qui lui offrirait un contrôle de fait sur l'entreprise. Paradoxalement, UniCredit aurait peut-être pourtant intérêt à rester sous ce seuil pour le moment. -
Prodige de BarcelonaTech, Theker boucle une des plus grosses levées de la robotique en Europe
Issue de l'Universitat Politècnica de Catalunya, qui abrite l'un des pôles européens les plus dynamiques en robotique, la jeune pousse catalane lève 85 millions de dollars lors d'un financement de série A mené par CRV, associé à Cathay Innovation, Samsung et LVMH.
ETF à la Une
BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- L'allègement du reporting ESG divise à Bruxelles
- Jean-Baptiste Delabare (Montpensier Arbevel) : «La fusion nous a apporté une diversification que nous n'avions pas»
- Capital Group s'apprête à lancer ses ETF actifs en Europe
- WisdomTree rejoint la course aux ETF spatiaux en Europe
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreEt si votre plus grand risque numérique n’était pas un piratage, mais un pot de départ ?
Alors que les entreprises rivalisent d’investissements en intelligence artificielle, l'auteur pointe une menace autrement plus silencieuse : la perte massive de savoir opérationnel entraînée par les départs en retraite. Une urgence que ni un outil, ni un budget IT ne règlera seul -
Un autre âge« Ça paraît fou » : l'effroyable réalité sur les outils de travail des procureurs
Malgré des alertes répétées, les parquetiers travaillent avec des logiciels obsolètes qui les empêchent de suivre correctement leurs dossiers -
Tour d'écrouLa BCE serre la vis des prix et... de la croissance
La Banque centrale européenne a relevé ses prévisions d'inflation, tout en révisant à la baisse ses objectifs de croissance pour 2026 et 2027