Mario Draghi refuse de dévier de sa cible monétaire
Le président de la BCE a rappelé son intention de maintenir une politique monétaire extrêmement accommodante au moins jusqu'à la fin de l’année.
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Agefi.fr
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Bloomberg
Le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi a réitéré jeudi son intention de maintenir son cap monétaire très accommodant jusqu'à la fin de l’année au moins, tant que l’inflation ne montrerait pas de signaux de reprise durable.
«Je ne vois aucune raison de dévier des indications que nous avons régulièrement données dans la déclaration introductive de nos conférences de presse», a indiqué le patron de la BCE lors d’une conférence de presse à Francfort.
L’inflation a très nettement reculé au mois de mars dernier pour se fixer à 1,5% de hausse sur un an, bien loin de l’objectif de long terme de l’institution, proche mais inférieur à 2%. La zone euro avait pourtant flirté voire atteint ces niveaux en janvier et en février avec 1,8% et 2% de hausse des prix.
«Avant de procéder à la moindre modification des composantes de notre politique - taux d’intérêt, rachats d’actifs et guidage des anticipations - il nous faut au préalable persuader le plus possible que l’inflation convergera bien vers notre objectif sur un horizon à moyen terme et qu’elle y restera même dans les conditions d’une politique monétaire moins accommodante», a ajouté Mario Draghi.
L'économiste en chef de la BCE est allé dans le même sens, affirmant que la moindre allusion à une hausse des taux aurait pour effet de saper en partie les retombées de la politique monétaire en cours. «Si les investisseurs commencent à pressentir que la trajectoire des taux est sujette à une incertitude orientée à la hausse (...) les taux d’intérêt à long terme monteront et les rachats d’actifs seront moins efficaces», a expliqué Peter Praet.
Actuellement le taux de refinancement, principal instrument de la politique monétaire de la BCE, est à 0%, le taux de prêt marginal à 0,25% et le taux de la facilité de dépôt est négatif à -0,40%. La BCE rachète chaque mois 60 milliards d’euros de dette souveraine (depuis début avril, 80 milliards auparavant) et corporate sur les marchés. La fin théorique de ce Quantitative Easing est programmée pour la fin de l’année.
Les propos de ces deux membres de la BCE ont fait nettement baisser l’euro jeudi: la monnaie unique est brièvement tombée sous 1,0630 dollar, au plus bas depuis trois semaines.
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